Les négociations tripartites dans le secteur éducatif ont officiellement repris ce vendredi 17 avril 2026 au ministère de la Fonction publique. Cette relance qui intervient quelques jours seulement après la menace de reprise de la crise brandie par l’intersyndicale FSPE-SNE, vise à accélérer l’application du protocole d’accord précédemment signé entre les parties.
Pendant cette rencontre , la mise en place et l’opérationnalisation de trois commissions techniques chargées de travailler sur les points clés dudit protocole, notamment l’engagement des enseignants contractuels, la question des primes et la révision du statut particulier des enseignants.
Prenant la parole, le président du SLECG, Aboubacar Soumah, a rappelé les étapes ayant conduit à cette reprise des discussions :

« Comme vous le savez, après la signature du protocole d’accord et après qu’on avait fixé la date de la reprise des négociations au mois de février et qu’un moratoire s’en est suivi, le gouvernement avait déjà pris des dispositions. Mais c’est aujourd’hui que cela s’est matérialisé à travers la rencontre de toutes les trois commissions qui ont été mises en place dans le cadre de la poursuite des négociations. »
Il a précisé que ces commissions auront pour mission principale de travailler sur l’applicabilité concrète des engagements pris : « La commission va travailler sur le recensement de tous les anciens contractuels ayant passé la biométrie. Ils vont vérifier les documents pour ne pas recruter n’importe qui », a-t-il expliqué concernant le premier axe.
Sur la question des avantages liés au statut des fonctionnaires du secteur éducatif, il a ajouté : « Il y a une commission aussi qui est chargée de travailler sur ce volet-là. »
Enfin, la troisième commission sera dédiée à la révision du statut particulier des enseignants : « Il doit réviser encore le statut, intégrer les nouvelles préoccupations, et finaliser le statut afin qu’il soit soumis à la signature », a indiqué Aboubacar Soumah.
De son côté, la secrétaire générale du SLECG, Kadiatou Bah, est revenue sur le rôle du comité de suivi mis en place pour accompagner la mise en œuvre du protocole d’accord :

« Les travaux de la signature du protocole d’accord continuent à faire effet, bien qu’il y a eu un retard parce qu’un moratoire avait été donné. Mais en parallèle, il y a eu la mise en place d’un comité de suivi », a-t-elle souligné.
Elle a également précisé la composition de ce comité, impliquant plusieurs départements ministériels clés : « Il y a les membres du gouvernement des trois ministères du système éducatif, du ministère de l’emploi de la fonction publique et celui du budget. »
Selon elle, des avancées concrètes ont déjà été enregistrées, notamment la signature des arrêtés encadrant les commissions techniques : « Les arrêtés sont déjà faits depuis la semaine passée », a-t-elle indiqué, annonçant ainsi le démarrage imminent des travaux en commission.
Insistant sur l’importance de la révision du statut particulier, elle a conclu : « Cette commission va continuer pour qu’on intègre tous les éléments manquants pour qu’il y ait un statut particulier digne de nom, digne d’un enseignant. »
Gnima Aïssata Kébé










