La deuxième chaîne de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG2), située à Boulbinet, dans la commune de Kaloum, a été victime d’un cambriolage dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 novembre 2026. Des individus non identifiés se sont introduits dans les installations de la chaîne publique et ont emporté plusieurs équipements audiovisuels indispensables à la production des émissions. Une intrusion qui suscite de nombreuses interrogations au sein du personnel.

C’est une découverte qui a provoqué la stupéfaction au sein des travailleurs de la RTG2. À leur arrivée dans les locaux, dans la matinée de ce mardi, les agents ont constaté la disparition de plusieurs équipements techniques de la régie et du grand plateau de télévision.

Selon les premières informations recueillies auprès du responsable technique de la chaîne, Oumar Touré, connu sous le surnom d’« Oumar le Bon », les présumés cambrioleurs auraient d’abord forcé la porte de la régie avant de briser une baie vitrée pour accéder au grand plateau.
Le bilan provisoire fait état de quatre caméras numériques, douze microphones HF, un mélangeur vidéo, la commande des caméras robotisées ainsi que sa mallette de transport. Une console aurait également été déplacée, avant d’être abandonnée dans un couloir.
D’après les explications du responsable technique, il a été alerté à son domicile par le responsable du matériel, Sékou Oumar Dabo. À son arrivée sur les lieux, il a pu constater les traces de l’effraction et l’ampleur du matériel emporté.
Ce cambriolage intervient dans un contexte particulier de fonctionnement de la chaîne. Habituellement, après le journal télévisé de 20 heures, les équipes techniques mettent en place une programmation automatique des émissions déjà produites afin d’assurer la continuité de la diffusion durant la nuit. Les locaux ne sont généralement plus occupés à partir de 21 heures.
Pour l’heure, les circonstances exactes de cette intrusion restent à élucider. Comment les auteurs ont-ils réussi à pénétrer dans les installations et à emporter autant d’équipements sans être interceptés ? Ont-ils profité d’une faille dans le dispositif de sécurité ? Autant de questions auxquelles les investigations devront apporter des réponses.
Alertés après la découverte des faits, les services de la gendarmerie se sont rendus sur place pour les premiers constats. Une enquête est annoncée afin d’identifier les auteurs et de retrouver les équipements dérobés.
Au-delà du préjudice matériel, cet acte porte un coup aux capacités techniques de la deuxième chaîne de la télévision nationale. Il relance également le débat sur la sécurisation des infrastructures et la protection du patrimoine audiovisuel public.










