Les fortes pluies enregistrées ce samedi 19 septembre 2026 dans le Grand Conakry ont provoqué d’importantes perturbations sur plusieurs axes routiers. Sur la route nationale numéro 1, reliant Conakry à Kindia, la circulation était fortement ralentie, avec de nombreux véhicules bloqués dans un long embouteillage.

Des conducteurs, pris au piège dans cette situation, témoignent de leurs difficultés et redoutent de devoir passer la nuit sur la route.
Ibrahima Doukouré, conducteur sur cet axe, raconte les circonstances dans lesquelles il s’est retrouvé bloqué : « On s’est arrêté pour prier à la station et après la prière, quelqu’un a attiré notre attention sur l’embouteillage. Brusquement, on s’est aussi retrouvé dedans. D’après mes recherches, on m’a dit qu’il y a le pont qui a été inondé au niveau de Coyah, ce qui empêche les voitures de passer, et qu’il y aurait aussi le même problème à Manéah. »
Selon lui, des agents des forces de l’ordre auraient été mobilisés pour tenter de rétablir la circulation : « À la dernière nouvelle, on nous a dit qu’il y a des agents des forces de l’ordre qui sont là-bas pour régler la circulation. On attend ça », poursuit-il.
Face à l’incertitude, le conducteur envisage même de rebrousser chemin si la situation persiste : « Si les choses ne s’arrangent pas, on serait obligé de se retourner à Kindia au lieu de passer la nuit. L’appel que j’ai à lancer à l’endroit des autorités, c’est de ne pas oublier surtout les ponts pour ne pas que ces choses-là nous arrivent à nouveau », plaide-t-il.
Il évoque également les difficultés auxquelles pourraient être confrontés les voyageurs contraints de passer la nuit sur place : « Imaginez que si on ne connaît pas l’endroit, on ne connaît personne ici, on ne sait même pas s’il y a à manger ici et si on est obligé de passer la nuit ici, ça sera un grand problème pour moi », ajoute Ibrahima Doukouré.
Un autre conducteur de camion, également bloqué sur l’axe, affirme avoir déjà passé trois jours sur la route et attendre toujours une évolution de la situation.
Au moment de la publication de cet article, les véhicules étaient toujours immobilisés dans l’embouteillage, sans amélioration notable de la circulation.
Gnima Aïssata Kébé










