Un drame familial endeuille le quartier Gbessia Cité de l’Air. Yarie Touré, jeune diplômée en santé, est décédée mercredi 16 septembre 2026 des suites de blessures qu’elle aurait reçues lors d’une agression attribuée à son oncle paternel, Lima Touré. La victime devait se marier le 15 octobre prochain.

Selon les témoignages recueillis auprès de sa famille, les tensions entre le mis en cause et ses proches avaient commencé plusieurs jours avant le drame. Une première altercation aurait éclaté après des insultes et des menaces proférées au domicile familial. Yarie Touré, qui aurait voulu défendre sa mère, s’était retrouvée impliquée dans la dispute.
Quelques jours plus tard, alors qu’elle se rendait dans le quartier Béhanzin pour vendre, la jeune femme aurait été suivie puis violemment frappée à l’arrière du cou. Les proches évoquent l’utilisation d’un pilon ou d’une pierre. Après l’agression, elle aurait regagné son domicile avant d’être conduite dans une clinique, puis transférée à l’hôpital Donka en raison de la persistance de ses douleurs. Elle y a finalement succombé dans la soirée.
Le père de la victime, Aboubacar Sidiki Touré, affirme que les tensions familiales étaient anciennes : « Je suis le père biologique de Yarie Touré. Mon jeune frère, Lima Touré, est une menace pour toute la famille et le quartier en raison de sa consommation de drogues. Il est venu ici proférer des menaces. Ce jour-là, après une première altercation où il est tombé puis a fui, mon oncle venu de Dixinn est intervenu pour tenir une réunion de conciliation et demander le pardon afin d’apaiser les tensions. Mais trois jours après le départ de mon oncle, Yarie est partie vendre du côté du quartier Béhanzin. Mon jeune frère l’a suivie et l’a frappée par-derrière, au niveau du cou, avec un pilon ou une pierre. Ma fille est revenue à la maison informer la famille tout en se plaignant d’une vive douleur. Nous l’avons d’abord transportée dans une clinique où des soins lui ont été administrés des produits payés par son fiancé mais la douleur persistait. C’est hier, vers 21 heures, après son transfert à l’hôpital Donka, qu’elle a rendu l’âme. »
Face à cette tragédie, le père de famille sollicite l’intervention des autorités : « Nous demandons à l’État que justice soit faite pour ma fille. Lima est dangereux. Si les autorités n’interviennent pas, il fera pire, car il m’a directement menacé de mort. Je ne suis pas en sécurité, ma famille n’est pas en sécurité. Nous demandons aux forces de sécurité de nous aider à l’interpeller au plus vite. »
La mère de la défunte, Fatoumata Keïta, décrit également des relations difficiles avec le mis en cause :

« Ce jeune, Lima Touré, venait constamment me menacer. Même quand je lui préparais à manger, il m’insulte. Mais comme il est le frère de mon mari, je ne répondais pas. Aujourd’hui, il a tué ma fille, celle qui m’épaulait au quotidien et prenait en charge la famille. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur son décès et que justice soit rendue. »

La dépouille de Yarie Touré a été remise aux autorités pour les suites de la procédure.
Gnima Aïssata Kébé










