La participation du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, au récent sommet de la CEDEAO a été également commentée par le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, lors de sa conférence de presse tenue ce lundi 27 juillet 2026 ici à Conakry. Le ministre des Transports a estimé que cette première présence du chef de l’État à un sommet de l’organisation sous-régionale a marqué les esprits par la portée de son intervention.
Selon Ousmane Gaoual Diallo, le discours du président guinéen a remis au premier plan les valeurs fondatrices de la CEDEAO, en insistant sur la coopération économique, la prospérité partagée et le renforcement des liens entre les peuples de la sous-région : à« Et puis, comment ne pas remarquer cette extraordinaire participation du chef de l’État à ce sommet de la CEDEAO ? D’abord, c’était une première pour lui, mais quelle première participation ! Cela rappelait les fondamentaux de notre communauté. Le chef de l’État a rappelé que cette organisation a été créée par des acteurs politiques soucieux du renforcement et du développement économique. Il est important que l’économie contribue à accroître la prospérité, à la partager et à renforcer l’unité de nos peuples. »
Le porte-parole du gouvernement a également souligné que le président Doumbouya a mis l’accent sur les liens historiques qui unissent les populations ouest-africaines, au-delà des frontières héritées de la colonisation : « Il a rappelé une vérité : malgré les barrières et les frontières héritées de la colonisation, les communautés demeurent au-delà de ces frontières. Les chefs d’État ont donc l’obligation de consolider cette réalité et non de créer des distances entre des peuples qui cohabitent depuis toujours. »
Ousmane Gaoual Diallo a indiqué que le chef de l’État a plaidé pour une approche fondée sur le dialogue plutôt que sur les sanctions dans la gestion des crises au sein de l’espace communautaire : « En Afrique, on n’exclut pas les membres de la famille. On les accompagne, parce que la famille est plus importante. Nous devrions cesser d’utiliser les sanctions comme principal instrument de coercition et renforcer davantage le dialogue afin de mieux comprendre les spécificités de chaque situation et d’accompagner les États vers de meilleures relations avec l’organisation sous-régionale. »
Le ministre a enfin estimé que cette intervention a trouvé un écho favorable dans plusieurs pays de la sous-région et qu’elle aurait contribué à l’intégration du président guinéen dans un groupe de réflexion chargé d’examiner de nouveaux mécanismes de financement de la CEDEAO : « Le discours était bien poignant, bien solide dans ses fondamentaux. C’était un réquisitoire invitant la CEDEAO à revenir à ce qui constitue le cœur et l’âme de notre organisation. Au-delà de la Guinée, cette intervention a eu un retentissement important. Elle a permis au président d’être associé à un club de réflexion sur la mise en œuvre de nouveaux mécanismes financiers envisagés par la CEDEAO. Nous rêvons de voir une CEDEAO des communautés plus qu’une CEDEAO des chefs d’État, et c’est cela qui est important. »
Gnima Aïssata Kébé










