Pour lui, accéder à la première place nationale ne relève ni du hasard ni de la chance, mais d’un engagement constant : « Être premier n’est pas donné à tout le monde. Cela demande du courage, des sacrifices et beaucoup de discipline. Mon secret, c’était justement la discipline. Mes professeurs avaient confiance en moi et me répétaient souvent que je pouvais devenir premier de la République. Leurs encouragements m’ont donné confiance. Depuis la 11e année, après le brevet, je m’étais fixé comme objectif de figurer parmi les meilleurs au baccalauréat 2026. Après le brevet, j’étais 23e de ma commune. J’étais heureux, mais pas totalement satisfait. Je voulais être parmi les cinq premiers. Plus tard, après un autre classement où je me suis retrouvé 29e de ma commune, je me suis fixé un objectif encore plus ambitieux : devenir premier de la République. Aujourd’hui, je suis fier de moi et reconnaissant envers toutes les personnes qui m’ont accompagné durant cette année scolaire. »
Le jeune lauréat nourrit désormais une ambition bien définie pour son avenir : « Mon rêve est de devenir le meilleur architecte de Guinée après mes études universitaires. J’aime beaucoup le dessin, notamment les plans de maisons, et cette passion m’a naturellement orienté vers l’architecture. Les mathématiques constituent également un atout important pour réaliser ce projet. »
Comme de nombreux élèves, Lansana Pascal Moloumo reconnaît avoir traversé des moments difficiles au cours de son parcours scolaire. Mais il souligne que le soutien de son entourage lui a permis de ne jamais abandonner : « J’ai rencontré des difficultés, mais plusieurs personnes m’ont encouragé et ont cru en moi. J’avais notamment une jumelle avec qui je révisais régulièrement. Nous faisions souvent des nuits blanches. Il nous arrivait de dormir seulement deux heures par nuit pendant une semaine afin de continuer les révisions et de nous perfectionner pour atteindre ce résultat. »
Le nouveau premier de la République rend également un hommage appuyé à ses parents : « Mon père et ma mère m’ont énormément soutenu, tant sur le plan moral que financier. Je tiens à leur exprimer toute ma gratitude, car ils ont largement contribué à mon encadrement. »
À l’endroit des candidats qui n’ont pas obtenu leur diplôme cette année, il adresse un message d’encouragement : « L’échec n’est pas une fatalité. C’est une occasion de s’améliorer pour mieux avancer vers le sommet. Reprendre la terminale peut même constituer un avantage, car vous avez déjà acquis certaines connaissances. Ce n’est donc pas le moment de vous décourager. Il faut redoubler d’efforts et croire en vos capacités. »
Interrogé sur l’utilisation des réseaux sociaux pendant sa préparation, le lauréat explique en avoir fait un outil d’apprentissage plutôt qu’une source de distraction : « J’avais un téléphone et j’utilisais parfois les réseaux sociaux, mais essentiellement pour effectuer des recherches en lien avec mes études. J’étais aussi membre d’un groupe créé dans le cadre du Club Williams. Le professeur Williams m’a énormément encadré. C’est grâce à lui que je suis aujourd’hui à cette place. Je tiens sincèrement à le remercier, ainsi que tous ceux qui m’ont soutenu et encouragé pendant les révisions. »
La joie est également immense au sein de sa famille. Son père, Georges Pépé Moloumo, ne cache pas sa fierté face à cette réussite exceptionnelle : « C’est une immense joie. J’étais tellement heureux que je ne savais même plus quoi faire. Mon rôle a toujours été de l’encourager à travailler et à bien choisir ses camarades. Je lui conseillais de toujours s’entourer d’élèves de son niveau ou plus forts que lui, car cela permet de progresser. Je l’ai constamment encouragé dans ce sens. Aujourd’hui, je suis vraiment comblé de joie. »
Gnima Aïssata Kébé










