Fraîchement installée à la tête du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale , la nouvelle ministre Ramatoulaye Camara entend renforcer l’accès à l’emploi, améliorer les conditions de travail et consolider les mécanismes de protection sociale. Lors de sa prise de fonctions ce mercredi 28 octobre 2026 , elle a également insisté sur la nécessité d’anticiper les besoins en compétences liés aux grands projets de développement du pays.

Pour la nouvelle ministre, les responsabilités de son département dépassent le simple cadre administratif. Elles touchent directement aux conditions de vie des populations, à l’insertion professionnelle des jeunes et à la sécurité des travailleurs :

« Derrière ces missions, il y a une jeunesse qui cherche sa place, des travailleurs qui attendent le respect de leurs voix, des entreprises qui ont besoin de compétences et des familles qui comptent sur une protection effective. Ces attentes donnent à notre action sa portée économique, sociale et politique », a déclaré Ramatoulaye Camara.
Parmi les acquis évoqués figurent l’actualisation du plan d’actions opérationnel 2026, l’élaboration du premier Cadre de dépenses à moyen terme (CDMT) pour la période 2027-2029 et le renforcement du dialogue entre les syndicats et le patronat. Ces concertations ont notamment contribué au règlement du conflit social au sein de la société minière de Mandiana et à la reprise de ses activités.
En matière d’insertion professionnelle : << département a lancé, à travers l’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi (AGUIPE), un programme de renforcement des capacités destiné à 1 300 jeunes dans dix localités. Le démarrage du projet national de formalisation de l’économie informelle figure également parmi les initiatives présentées. Autre avancée soulignée : la signature d’un accord administratif entre la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), visant à assurer la continuité des droits à la retraite des travailleurs passant du secteur public au secteur privé.>>
La ministre a particulièrement insisté sur les enjeux liés au programme Simandou 2040, qui nécessite une préparation adaptée de la main-d’œuvre nationale afin de répondre aux besoins des futurs investissements : « Les perspectives du programme Simandou 2040 exigent d’anticiper les besoins de main-d’œuvre, de préparer les qualifications et de veiller à la qualité des emplois », a-t-elle souligné.
Gnima Aïssata Kébé










