Trois voix. C’est l’écart qui sépare Mamady Doumboya d’Antonio Souaré à l’issue du congrès électif de la FEGUIFOOT. Le candidat du RF224 s’impose avec 21 suffrages contre 18, dans un scrutin qui a révélé une famille du football guinéenne partagée.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les 52 voix exprimées, 39 se sont portées sur les deux premiers candidats. Ibrahima Khalil Kaba, troisième avec 13 voix, a lui aussi pesé dans la balance. Seul Mohamed Chérif Haidara repart sans aucun soutien.
Cette victoire à l’arraché donne un relief particulier aux mots prononcés plus tôt dans la journée. En appelant à ne pas faire de l’élection une « fracturation dans la famille du football », le représentant de la FIFA, Ahmed Yahya, avait insisté sur le fait que le président élu devrait servir tout le football guinéen et que les candidats battus devraient pouvoir continuer à y contribuer. Avec une telle marge, l’appel prend tout son sens.
Le ministre des Sports, Mamadou Cellou Baldé, avait de son côté fixé le cadre avant le vote. Quel que soit le résultat, avait-il dit, les attentes restent les mêmes : une fédération stable, une gouvernance crédible, une administration performante, une gestion transparente et des résultats mesurables.
Pour Mamady Doumboya, le défi commence donc dès maintenant : rassembler au-delà de ses soutiens, tendre la main à ceux qui ont voté pour ses rivaux et traduire les attentes des autorités en actes. Le rassemblement des acteurs et la performance mesurable seront les deux premiers tests de sa mandature.
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