Le nouveau président de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Mamadou Saliou Diakité, a officiellement pris fonction ce mercredi 28 octobre 2026. À cette occasion, il a réaffirmé sa volonté de renforcer la lutte contre la corruption tout en garantissant aux justiciables une justice équitable, transparente et respectueuse des règles de procédure.
Pour le nouveau responsable de cette juridiction, la lutte contre les infractions économiques et financières constitue un impératif pour préserver les ressources publiques et favoriser le développement du pays. Il estime qu’aucune politique de développement ne peut produire des résultats durables lorsque la corruption compromet la gestion des finances de l’État :

« Nous restons convaincus qu’aucune ambition de développement ne saurait reléguer la lutte contre la corruption et les infractions assimilées au second plan. Car face à la corruption, le budget qui est, selon les spécialistes des finances publiques, l’expression chiffrée de la politique d’un État, ressemblerait à un tamis fortement troué qu’on ambitionne de remplir d’eau. Et vous savez que cet exercice est pratiquement impossible, car il est irréalisable de remplir d’eau un récipient troué. Autant, il est logiquement impossible de faire émerger une économie gangrenée par la corruption », a-t-il déclaré.
Au-delà de la répression des infractions économiques et financières, Mamadou Saliou Diakité entend faire du respect des droits des justiciables et de la qualité du service judiciaire des priorités de son mandat. Il assure que les actions de la CRIEF s’inscriront dans le respect des principes fondamentaux du procès pénal : « Nous entendons particulièrement garantir aux justiciables de cette institution une justice moderne, transparente, équitable et rendue dans le strict respect du délai raisonnable. Autant nous promettons que la CRIEF demeurera debout dans la lutte contre les crimes économiques et financiers, autant nous rassurons qu’elle le fera dans le strict respect des principes sacro-saints du procès pénal », a-t-il affirmé.
Conscient que l’atteinte de ces objectifs repose sur une mobilisation collective, le magistrat a également tendu la main aux acteurs de la chaîne judiciaire. Magistrats du siège et du parquet, greffiers, personnels d’appui, avocats et autres auxiliaires de justice sont appelés à contribuer à la réussite de sa mission. Il a aussi exprimé sa disponibilité à collaborer avec les partenaires nationaux et internationaux : « C’est pourquoi, je tends la main à tous les collègues magistrats du siège comme du parquet, dont le professionnalisme nous garantira la confiance publique. Aux collaborateurs greffiers et personnels d’appui, dont le travail de l’ombre est indispensable à la réussite de notre mission. Aux auxiliaires de justice, avocats, huissiers, notaires, pour lesquels nos locaux resteront ouverts au dialogue constructif. Aux partenaires nationaux et internationaux et chefs d’institution, dont les assistances techniques seront toujours utiles à l’amélioration de notre cadre de travail », a-t-il souligné.
Enfin, le nouveau président de la CRIEF a sollicité le soutien des autorités pour renforcer les capacités humaines de l’institution et permettre à ses équipes de répondre efficacement aux exigences de leurs missions : « Je vous invite donc à vous joindre à nous dans cet engagement envers la République et à contribuer à faire du rayonnement de notre justice une réalité », a-t-il conclu.
Gnima Aïssata Kébé










