L’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum Constitutionnel et des élections (ONASUR-E) a animé, ce mercredi 6 mai 2026, une conférence de presse dans ses locaux, autour du thème : ‘’ Supervision électorale et participation citoyenne : pour un processus inclusif, transparent et porteur de cohésion nationale ‘’ . Une rencontre centrée sur la consolidation d’un climat électoral apaisé à l’approche des échéances législatives et communales.
Prenant la parole, le président de l’institution, Dr Sékou Koureissy Condé, a rappelé le rôle de l’ONASUR-E en tant qu’organe d’appui citoyen à la gouvernance électorale. Il a insisté sur l’importance d’une communication responsable dans la préservation de la paix sociale :

« La paix électorale est soutenue par la communication électorale. Quand la communication électorale est non violente, l’animation, la vie électorale sera non violente. Pour la première fois, pour l’une des rares fois dans l’histoire de la République, nous ne sentons pas les dates. Les dates électorales ne constituent pas de menaces électorales pour nos populations. »
Le président de l’ONASUR-E a également apprécié ce qu’il appelle, l’engagement citoyen observé lors des précédentes consultations électorales : « Pendant le référendum constitutionnel et pendant les élections présidentielles, c’était l’enthousiasme, c’était l’engouement, c’était la fraternité. C’était le vote au sens démocratique du terme. »
S’adressant aux acteurs politiques, il les a appelés à faire preuve de responsabilité : « Les deux précédentes élections se sont déroulées dans le calme, dans la quiétude sociale. Nous souhaitons vivement que le comportement électoral pour les élections législatives et communales suive et dépasse ce que nous avons vécu en 2025. » Il a insisté sur la nécessité de privilégier la compétition démocratique plutôt que l’affrontement.
Dr Condé a également salué les efforts de la Direction générale des élections (DGE), soulignant l’ampleur de la tâche dans un contexte marqué par un nombre record de candidatures : « La gestion de deux élections ou de trois élections à la fois est énorme. Aujourd’hui nous n’avons vraiment rien à reprocher à la direction générale des élections. Les candidats doivent reconnaître que le travail des organes électoraux se fait dans l’intérêt général, sans parti pris. Les organes électoraux n’ont pas d’ennemis ou n’ont pas d’amis. Ce sont les dossiers, ce sont les candidatures qui sont traitées, » a t-il précisé
Par ailleurs, il a rendu hommage au rôle de la Haute Autorité de la Communication (HAC) dans la promotion d’un discours apaisé dans les médias : « Yacine Diallo a réussi à rendre la communication non violente. Il est le pionnier de la rupture entre la communication violente et la communication non violente au niveau des médias. »
Enfin, le président de l’ONASUR-E a lancé un appel à l’ensemble des parties prenantes pour préserver les acquis démocratiques et renforcer la cohésion nationale : « Nous devons rassurer les acteurs électoraux qu’ils vont dans une campagne, mais pas dans un combat. Les élections du 31 mai 2026 consacrent une nouvelle culture électorale en Guinée, fondée sur la paix, la responsabilité et le respect des principes démocratiques. »
L’ONASUR-E réaffirme son engagement à accompagner un processus électoral crédible, inclusif et apaisé, plaçant le citoyen au cœur de la dynamique démocratique.
Gnima Aïssata Kébé










