L’affaire impliquant l’ancien ministre guinéen de la Santé, le général Rémy Lamah, a réapparu. Alors qu’il avait été déclaré non coupable en première instance puis en appel dans le dossier portant sur des accusations présumées de détournement de deniers publics, l’ex-ministre a comparu de nouveau ce mercredi 29 avril 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), dans le cadre de la réouverture de son procès.
Cette reprise de la procédure fait suite au pourvoi en cassation introduit par le parquet spécial après l’arrêt rendu par la chambre des appels de la CRIEF en décembre 2024. À l’époque, la juridiction avait confirmé la décision initiale de juillet 2023, blanchissant Rémy Lamah des faits qui lui étaient reprochés.
Le dossier revient ainsi sur la table judiciaire, près de dix-huit mois après cette décision, ouvrant une nouvelle étape dans cette affaire qui avait suscité une forte attention de l’opinion publique.
À l’audience de ce mercredi, l’ancien patron du département de la Santé a été appelé à comparaître devant la chambre de jugement pour l’ouverture de cette nouvelle phase du procès. Mais les débats n’ont pas véritablement démarré.
Dès l’entame de l’audience, après les formalités d’identification du prévenu, la défense a sollicité un report afin de disposer du temps nécessaire pour préparer ses arguments. Une requête acceptée par la juridiction, qui a décidé de renvoyer l’examen du dossier au 20 mai prochain.
Contrairement aux précédentes étapes de la procédure, Rémy Lamah comparaît libre et n’a pas fait l’objet d’un placement en détention préventive dans le cadre de cette reprise du procès.
Gnima Aïssata Kébé










