La Coalition politique pour la rupture (CPR), regroupant plusieurs formations politiques et engagée dans le double scrutin législatif et communal prévu le 31 mai 2026 à travers les listes du Bloc Libéral, a exprimé ses inquiétudes sur le déroulement du processus électoral.
Dans une déclaration rendue publique à l’issue d’une conférence de presse tenue ce mercredi 29 avril 2026 , et lue par Oumar Sanoh, président du Bloc Libéral, la coalition a dénoncé ce qu’elle qualifie de nombreuses irrégularités susceptibles, selon elle, de compromettre la transparence, la crédibilité et l’équité des élections à venir.
« La Coalition politique pour la rupture (CPR), engagée dans le double scrutin législatif et communal du 31 mai 2026 à travers les listes de candidatures présentées par le Bloc Libéral, exprime sa profonde préoccupation face aux graves dysfonctionnements qui entachent le processus électoral en cours et compromettent ses fondements essentiels de transparence, de crédibilité et d’équité », a déclaré Oumar Sanoh.
La CPR affirme avoir constaté, depuis le lancement des opérations électorales, plusieurs violations du cadre légal régissant le scrutin. Elle pointe notamment des irrégularités dans la gestion des candidatures, le non-respect des délais légaux ainsi que des insuffisances dans les procédures de notification : « La CPR dénonce des manquements graves et répétés aux règles encadrant le processus électoral, notamment en matière de gestion des candidatures, de respect des délais légaux, de procédures de notification et de garanties d’égalité entre les acteurs politiques », a poursuivi le président du Bloc Libéral.
Parmi les griefs formulés, la coalition évoque également une partialité de l’administration électorale, qu’elle accuse d’avoir pris des décisions jugées opaques et défavorables aux listes portées par le Bloc Libéral. Elle condamne particulièrement le rejet de plusieurs candidatures, qualifié d’arbitraire et sans fondement juridique : « Ces pratiques s’apparentent à une stratégie d’exclusion politique et constituent une atteinte grave au pluralisme démocratique », a martelé la CPR.
La coalition dénonce en outre ce qu’elle considère comme une implication partisane de certains responsables administratifs et gouvernementaux dans le processus, estimant que cette situation remet en cause le principe de neutralité de l’État et l’égalité entre les candidats.
Face à cette situation, la CPR exige le respect strict du cadre légal électoral, la réintégration des listes rejetées qu’elle juge irrégulièrement écartées, ainsi que la fin de toute intervention des autorités publiques dans la compétition politique : « Si des mesures correctives urgentes et crédibles ne sont pas prises pour garantir l’intégrité du scrutin, la Coalition politique pour la rupture, à travers le Bloc Libéral, se réserve le droit d’en tirer toutes les conséquences, y compris l’option de se retirer du processus électoral du 31 mai 2026 », a averti Oumar Sanoh.
Gnima Aïssata Kébé










