Chaque 04 avril, l’humanité célèbre la journée internationale du travail invisible. Une journée d’origine canadienne qui donne de la visibilité au travail,le beaucoup plus pratiqué par les femmes dans des familles. Une date qui semble pourtant toujours méconnue en Guinée . Pour commémorer cette journée, notre rédaction a interrogé ce vendredi 04 avril 2025, une journaliste-féministe, sur ce sujet qui touche le plus, les femmes.
Pour Aminata Pilimini Diallo, ce travail n’est pas invisible. Elle soutient que c’est un travail à temps plein, qui, d’ailleurs a plus d’heures qu’on fait au bureau ou au boulot officialisé: « C’est un travail que tout le monde ne peut pas faire d’ailleurs. Je dis souvent que je respecte les femmes qui sont à la maison. Les femmes de ménage ou les femmes mariées qui n’ont pas un boulot, mais qui sont tout le temps entrain soit d’aller au marché venir faire la cuisine, le ménage, la lessive, prendre soin des enfants, et autres. C’est un travail très dur à faire, qui doit être reconnu; même si ce n’est pas officiellement par l’Etat, mais par ceux qui sont à la maison. Si c’est une femme qui fait ce travail, parce qu’il y’a des hommes qui les font rarement. Si c’est une femme qui fait ce travail que son mari reconnaisse que celle-ci n’est pas une femme fainéante, ni une paresseuse, ce n’est pas parce qu’elle est à la maison qu’elle ne fait rien pendant toutes ses heures, »a t-elle demandé.
Poursuivant, elle revient sur l’importance du travail invisible dans la société : « Ces personnes qui le font, comblent des trous pour ceux qui sortent.C’est une complémentarité. C’est un équilibre dans la société défaite qu’il y ait ces travailleurs invisibles. Les populations doivent les respecter, êtres reconnaissants envers ces travailleurs invisibles, et surtout de les aider parfois, quand ils ont un temps libre, » a lancé Aminata Pilimini Diallo, présidente de L’ONG Amazone de la presse guinéenne.
D’après l’association canadienne Afeas à l’origine de cette réflexion, »Journée mondiale du travail invisible » on estimait déjà, en 1995, à 11 000 milliards de dollars américains la valeur annuelle du travail invisible, et non rémunéré des femmes à travers le monde (source ONU).
Gnima Aïssata Kébé












