C’est la fin d’un processus qui avait suscité de débats dans la cité. Dans le domaine de l’éducation, le gouvernement guinéen vient de concrétiser un autre volet de l’accord tripartite signé avec le syndicat et le patronat. Sur plus de 14 mille anciens contractuels recensés à travers le pays, 10 mille ont été retenus au compte de la fonction publique locale avec plusieurs avantages, à l’issue d’une évaluation en pratique dans la salle de classe, dans les 33 préfectures de la Guinée, ainsi que la commune urbaine de Kassa.
L’annonce été faite ce jeudi 08 août 2024 dans l’après midi, par le secrétaire général du ministère du travail, et de la fonction publique. C’était à la faveur d’une conférence de presse dans la salle de réunion du MATD, cet après-midi.
« La fonction publique locale est en cours d’être mise en place, nous serons aussi là pour vous accompagner faire en sorte que les prestations sociales aussi que vous puissiez en bénéficier des prestations sociales. Vous allez cotiser à la caisse nationale de prévoyance sociale, vous allez bénéficier de la prise en charge médicale à hauteur de 80%, vous allez bénéficier de tous les avantages dont bénéficient les fonctionnaires de la fonction publique d’état. Ensuite vous aurez 25% de plus, par rapport aux collègues qui sont dans la fonction publique d’État, » dira Aboubacar Kourouma.
L’état a déjà pris des dispositions pour la prise en charge de ces enseignants dans les communes urbaines et rurales. Aboubacar Kourouma, précise qu’aucun payement de salaire ne sera en espèce.
« Désormais, l’état ne paiera pas un agent qu’il soit de la fonction publique locale ou de la fonction publique d’état, que quand il est sur la plateforme fugas. Vous avez fait 95% du processus parce que vous êtes déjà biométrisés, vous êtes dans la base fugas, il vous reste à vous bancariser. Les 10000 qui vont être retenus doivent dans les prochains jours communiquer leur relevé d’identité bancaire, pour que leur paiement ne souffre pas. On ne paiera plus cash ou au billetage, » a t-il précisé
Par ailleurs, après cette intégration, aucune demande de mutation ne sera possible.
« On parle de la fonction publique locale, le question de mobilité, c’est une question sensible. Vous êtes fonctionnaire de la fonction publique locale au compte d’une localité donnée, votre poste est dans cette localité, le poste n’est pas transférable dans une autre localité. De là, à venir nous voir pour dire que vous voulez une mutation ailleurs, c’est une sorte de démission. Au niveau de l’administration locale vous membres de l’administration locale de la localité pas d’une autre. La mobilité ne sera pas possible entre deux localités parce que la, vous sortez de la fonction publique de cette localité, » a signalé le deuxième responsable du ministère du travail et de la fonction publique
Gnima Aïssata Kébé












