Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a officiellement lancé, ce jeudi 5 novembre 2026, le concours de recrutement des administrateurs territoriaux, dans ses locaux. Cette initiative vise à promouvoir les compétences et à renforcer la gouvernance locale. À cette occasion, la ministre Djenabou Touré a précisé les objectifs et les différentes étapes du processus.
Réservé aux fonctionnaires de l’administration du territoire, ce recrutement concerne les postes de préfet et de gouverneur. Selon la ministre, plus de 700 candidatures ont été enregistrées pour les fonctions de préfet, dont seulement 90 ont été retenues après examen des dossiers. Pour les postes de gouverneur, deux candidatures ont été présélectionnées sur 28 dossiers reçus.
À travers cette démarche, les autorités entendent privilégier le mérite et les compétences dans le choix des futurs responsables territoriaux :

« Nous voulons passer de l’administration de commandement à une administration de développement, donc à une gouvernance participative », a expliqué Djenabou Touré, soulignant la volonté de donner aux cadres du département, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays, les mêmes chances d’accéder aux postes de responsabilité.
La ministre a également rappelé que la nomination des préfets et des gouverneurs relève des prérogatives du président de la République, sur proposition du ministre de l’Administration du territoire : << Les candidats présélectionnés sont soumis à des épreuves écrites de trois heures, portant notamment sur la coordination de l’action gouvernementale et la gestion administrative. Les candidats déclarés admissibles à l’issue des corrections devront ensuite passer un entretien avant la transmission de la liste finale au chef de l’État.>>
Pour justifier cette initiative, Djenabou Touré a insisté sur l’importance du capital humain dans la mise en œuvre des politiques publiques : « Les préfets et les gouverneurs sont des administrateurs territoriaux qui représentent le chef de l’État et l’ensemble des départements sectoriels dans leur localité. Nous avons besoin de qualifier les hommes et les femmes qui doivent occuper ces postes », a-t-elle indiqué.
Elle estime que les futurs responsables devront maîtriser les différentes politiques nationales afin d’assurer efficacement la coordination des services déconcentrés et d’accompagner le développement à la base.
Les corrections des copies sont annoncées pour ce jeudi et vendredi. Les candidats retenus devraient ensuite être soumis aux entretiens, avant que les propositions ne soient transmises au président de la République, à travers le Premier ministre et son cabinet.
Gnima Aïssata Kébé










