Le procès en appel de l’ancien ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané, a franchi une nouvelle étape ce jeudi 23 juillet 2026 devant la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), présidée par le juge Daye Mara.
Poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux portant sur un montant estimé à 511 milliards de francs guinéens, l’ancien ministre est au cœur d’une procédure dont les enjeux judiciaires et financiers restent considérables.
À l’ouverture de l’audience, le président de la Cour a rappelé que la défense avait été invitée, lors de la précédente audience du 11 juin, à produire la liste des biens reconnus par le prévenu. Cette demande a été exécutée par son avocat, Me Sidiki Bérété.
Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé la condamnation de Dr Mohamed Diané à dix ans d’emprisonnement, une amende de 50 milliards de francs guinéens ainsi que la confiscation des biens saisis.
La partie civile a, pour sa part, sollicité une révision partielle du jugement rendu en décembre 2024, tandis que l’Agent judiciaire de l’État a demandé l’exclusion de certains biens revendiqués par des tiers et le maintien dans la procédure de plusieurs autres actifs attribués au prévenu et à sa famille. Les débats se poursuivent avec les plaidoiries des différentes parties.
Terna










