L’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum Constitutionnel et des Élections (ONASUR-E) a procédé, ce lundi 25 mai 2026, au lancement officiel de la formation et à la remise des kits aux superviseurs électoraux dans la commune de Matoto. Une initiative qui intervient à quelques jours des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026.

Prenant la parole à cette occasion, le président de l’ONASUR-E, Dr Gouressy Condé, a expliqué que cette formation s’inscrit dans le cadre du dispositif général de supervision électorale mis en place pour le double scrutin : « Le lancement de la formation des superviseurs pour les 13 communes de Conakry obéit à un cheminement directeur au plan général de formation de superviseurs. Les conseillers superviseurs de l’ONASUR-E sont à l’instant où je vous parle sur le terrain sur l’étendue du territoire dans les 33 préfectures de la République avec les représentants de toutes les circonscriptions électorales, de tous les bureaux électoraux pour encore une fois s’assurer que nos superviseurs sont formés et préparés à cette étape essentielle du processus électoral en Guinée », a-t-il déclaré.

Le président de l’ONASUR-E a rappelé l’importance des élections communales et législatives dans le fonctionnement démocratique du pays, tout en saluant le climat électoral actuel : « Les élections communales sont des élections de proximité. Les élections législatives sont des élections déterminantes pour le choix des députés qui vont voter nos lois et construire les grandes conventions nationales. Encore une fois, nous avons profité de cette occasion du lancement de la formation des superviseurs des 13 communes de Conakry pour saluer les citoyens guinéens, pour féliciter les citoyens guinéens et pour dire encore une fois qu’aucun candidat, aucun acteur politique ne peut se targuer d’avoir le monopole de l’environnement électoral apaisé et consensuel que nous sommes en train de vivre », a affirmé Dr Gouressy Condé.
Poursuivant son intervention, il a insisté sur le rôle central du superviseur dans la préservation de la transparence et de l’intégrité du scrutin : « Nous avons l’obligation morale de consolider cette paix électorale que nous avons connue. Les formateurs vont commencer à former les superviseurs pour le triple scrutin que nous allons connaître le 31 mai 2026. Le superviseur doit s’assurer qu’il est l’incarnation de l’intégrité. Il est l’incarnation de la neutralité et de la transparence », a-t-il souligné.
Selon lui, le superviseur électoral doit avant tout observer le processus sans intervenir dans l’organisation pratique du vote : « Le superviseur doit veiller à la régularité du processus électoral, à l’impartialité entre les candidats et les partis politiques, au respect du code électoral, de la Constitution et des pratiques institutionnelles en la matière, à la protection du citoyen, à la protection de l’observateur national et international. Le superviseur n’est pas un juge. Le superviseur n’intervient pas dans le processus électoral. Cela revient à la Direction générale des élections. Le superviseur observe, vérifie, contrôle et remonte les données électorales, les données de supervision électorale à la centrale de supervision à Conakry pour préparer notre rapport qui sera déposé devant la Cour suprême », a précisé le président de l’ONASUR-E.
De son côté, le formateur François Makili Kaleba a détaillé le contenu des modules dispensés aux superviseurs durant cette session de formation : « Il y a deux modules principalement. Le premier module porte sur le rôle et les responsabilités du superviseur et le second sur la méthodologie de la supervision sur le terrain. Le superviseur n’est pas un juge, il ne s’immisce pas dans l’organisation pratique du scrutin. Il l’observe, il note et il remonte les informations. Il veille sur la sincérité et sur la régularité du scrutin. C’est ça son rôle principalement », a expliqué François Makili Kaleba.
Le formateur a enfin insisté sur les critères de sélection des superviseurs, précisant qu’ils ne doivent appartenir à aucun parti politique : « Chaque superviseur doit savoir que ce n’est pas un partisan, ni un membre d’un parti politique qui doit être superviseur. Sinon il ne sera pas superviseur, il sera comme un délégué de bureau de vote. Il y a 600 superviseurs sur toute l’étendue du territoire et à l’extérieur aussi. La formation se tient sur une seule journée », a-t-il conclu.
Gnima Aïssata Kébé










