Le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement a procédé, ce lundi 27 avril 2026, au lancement officiel du processus d’élaboration du troisième Rapport national volontaire (RNV) de la République de Guinée sur la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD). Organisée par la Direction nationale du Plan, cette rencontre nationale s’inscrit dans le cadre de l’évaluation périodique des progrès du pays vers l’atteinte des objectifs fixés par l’Agenda 2030.

Cette rencontre, présidée par le ministre du Plan, Ismaël Nabé, vise à poser les bases de la rédaction de ce document stratégique qui servira à mesurer les avancées du pays, identifier les défis persistants et orienter les politiques publiques en matière de développement durable.
Dans son discours d’ouverture, le ministre a souligné la portée de cet exercice, qu’il considère bien au delà d’une simple exigence administrative ou internationale :

« Cet instant dépasse de loin le cadre d’un exercice technique ou d’une obligation internationale. Il constitue un moment de vérité, de redevabilité, de projection stratégique, mais surtout un moment de responsabilité collective face à l’histoire », a déclaré Ismaël Nabé.
Le ministre a rappelé que la Guinée avait déjà présenté deux Rapports nationaux volontaires, en 2018 et en 2024, des exercices qui ont permis de faire le point sur les progrès réalisés, mais aussi sur les insuffisances à corriger. Selon lui, la sélection de la Guinée pour présenter son troisième rapport en juillet 2026 à New York, dans le cadre du Forum politique de haut niveau des Nations Unies, constitue une reconnaissance de l’engagement du pays sur la scène internationale : « Il ne s’agit pas de produire un rapport de plus. Il s’agit de produire un document de référence, crédible et utile, capable d’éclairer nos décisions, d’orienter nos politiques publiques et de renforcer la confiance de nos partenaires », a-t-il insisté.
Le ministre a également replacé cet exercice dans le contexte de transformation économique et institutionnelle engagé par les autorités de la transition, mettant en avant le programme Simandou 2040 comme levier stratégique de développement : « Nos ressources naturelles doivent devenir des leviers de transformation économique, et non plus seulement des sources d’extraction. Notre croissance doit être inclusive, durable et perceptible dans le quotidien de nos populations », a-t-il affirmé.
Poursuivant son intervention, Ismaël a insisté sur la nécessité de produire un rapport à la fois inclusif, participatif et orienté vers l’action, mettant l’accent sur l’impact concret du développement durable sur les conditions de vie des populations : « Au-delà des indicateurs et des tableaux de bord, ce qui est en jeu, ce sont des réalités humaines : des familles qui aspirent à une meilleure qualité de vie, des agriculteurs qui attendent de meilleures conditions de production, des jeunes en quête d’opportunités et des communautés qui souhaitent accéder à des services essentiels », a-t-il indiqué.
Le ministre a, par ailleurs, lancé un appel à l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux à s’impliquer activement dans le processus d’élaboration de ce rapport, notamment les institutions publiques, les collectivités territoriales, le secteur privé, la société civile et les partenaires techniques et financiers : « Engageons-nous pleinement dans ce processus, apportons des contributions sincères et constructives, et faisons de ce rapport un véritable outil de transformation », a-t-il lancé.

Clôturant son allocution, Ismaël Nabé a réaffirmé la volonté de la Guinée de construire un modèle de développement durable, souverain et inclusif, avant de déclarer officiellement ouvert le processus d’élaboration du Rapport national volontaire 2026 : « Le développement durable n’est pas une contrainte extérieure, c’est une exigence intérieure. La Guinée ne subit pas son destin, elle le construit », a-t-il conclu.
Gnima Aïssata Kébé










