Le procès de l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, a repris ce lundi 27 avril 2026 devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), après plusieurs semaines d’interruption liées à une réorganisation interne de la juridiction.
Cette reprise marque une nouvelle étape dans cette procédure judiciaire contre l’ex-haut magistrat et plusieurs autres personnes poursuivies dans le même dossier pour des faits présumés de crimes économiques et financiers.
Avec la nouvelle composition de la chambre de jugement, l’affaire a été réintroduite à l’audience, conformément aux exigences de procédure imposant la reprise des débats depuis le début. Une situation qui intervient alors que le dossier avait déjà franchi une étape importante avant la suspension des audiences, les débats de fond ayant été bouclés.
Désormais présidée par le magistrat Alpha Camara, assisté de Kanda Doumbouya et Mamadou Dian Diallo, la chambre de jugement a procédé à l’ouverture de cette nouvelle phase par l’identification du principal prévenu présent à l’audience, Mohamed Lamine Bangoura.
Interrogé sur les accusations portées contre lui, l’ancien président de la Cour constitutionnelle a rejeté l’ensemble des faits mis à sa charge, maintenant sa ligne de défense face aux juges et au ministère public.
Alors que l’audience devait se poursuivre avec l’intervention des avocats de la partie civile, l’absence de ces derniers a empêché la continuation des échanges. Face à cette situation, la juridiction a décidé de reporter l’examen du dossier au 4 mai prochain.
Mohamed Lamine Bangoura est poursuivi aux côtés d’Amadou Diallo, Sidiki Sylla et Rouguiatou Barry, tous absents et considérés comme en fuite. Ils sont visés pour des accusations de détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.
Dans cette affaire, l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, ainsi que Lancinet Kanko Kourouma, ancien greffier de la Cour constitutionnelle au moment des faits, se constituent parties civiles.
Mohamed Lamine Bangoura est poursuivi pour détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.
Gnima Aïssata Kébé










