La Direction nationale de l’hydraulique a organisé, ce jeudi 16 avril 2026, un atelier national consacré à la présentation et à la vulgarisation du nouveau Code de l’Eau de la République de Guinée. Placée sous l’égide du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, la rencontre, tenue dans un réceptif hôtelier de la place, a mobilisé des cadres du département ainsi que plusieurs acteurs institutionnels.

Prenant la parole à cette occasion, le directeur national de l’hydraulique, Ibrahima Sory Camara, a souligné la portée l’importance de cette réforme : « Cette réforme vise à doter la Guinée d’un cadre moderne, cohérent et opérationnel capable de garantir une allocation équitable et transparente de la ressource entre les différents usagers, prévenir les conflits liés à l’eau, renforcer la protection des écosystèmes et sécuriser les investissements structurants, notamment dans le cadre du programme Simandou. L’atelier qui nous réunit aujourd’hui constitue une étape décisive dans ce processus. Il doit permettre de croiser les expertises, d’enrichir les analyses et surtout de construire une vision partagée de la gouvernance de l’eau. À la hauteur des ambitions du programme Simandou 2040, notre responsabilité collective est engagée. Il s’agit de faire en sorte que l’eau, loin d’être une contrainte, devienne un levier de développement durable, de cohérence sociale et de souveraineté nationale. Je reste convaincu que les échanges qui auront lieu au cours de cet atelier permettront de consolider les bases d’un code de l’eau moderne, inclusif et orienté vers l’avenir. Sur ces mots, je vous remercie de votre aimable attention et vous souhaite des travaux fructueux. »
De son côté, la représentante de la Banque mondiale, Koulako Camara, a salué les avancées réalisées par la Guinée dans la réforme de la gouvernance de l’eau. Elle a mis en avant l’importance du processus ayant conduit à l’adoption du texte, qu’elle a décrit comme participatif, coordonné entre plusieurs ministères et fondé sur une approche intégrée. Enfin, elle a réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner durablement les autorités guinéennes afin de traduire les ambitions du texte en résultats concrets.
Ouvrant officiellement les travaux, le secrétaire général du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Bachir Camara, a inscrit cette réforme dans la vision globale portée par les autorités du pays : « Cette réforme majeure du secteur de l’eau s’inscrit dans une vision plus large et plus ambitieuse, celle portée avec détermination par Son Excellence le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Sa vision place la dignité humaine au fondement de toute action gouvernementale, et c’est précisément pourquoi le secteur de l’eau a été mis au cœur de ses préoccupations. Car il n’est point de développement sans une gestion souveraine et durable de cette ressource vitale. »
Il a par ailleurs rappelé les enjeux liés au programme Simandou 2040, estimé à plus de 200 milliards de dollars, qui impose une gestion rigoureuse des ressources naturelles, notamment hydriques : « Ce programme historique, qui repositionne la Guinée comme une puissance économique émergente, impose en retour une gestion rigoureuse, planifiée et durable de toutes nos ressources naturelles au premier rang desquelles, l’eau. Il était donc impératif de doter notre pays d’un cadre juridique à la hauteur de ces ambitions», a-t-il indiqué.
Le nouveau Code de l’Eau, a-t-il expliqué, repose notamment sur la reconnaissance de l’eau comme un bien public stratégique, l’adoption de la gestion intégrée des ressources en eau, la gestion par bassin hydrographique, ainsi que le renforcement des mécanismes de régulation : « Ce Code de l’Eau n’est pas un simple texte technique. C’est un instrument de souveraineté nationale; un levier de sécurisation des investissements; un outil de prévention des crises hydriques; et un pilier du développement durable de notre pays », a-t-il martelé.
Clôturant son intervention, il a invité les participants à une implication active afin de garantir l’appropriation du texte et la réussite de sa mise en œuvre : « L’eau est au cœur de la vie, au cœur de notre économie, et au cœur de notre avenir. En réformant aujourd’hui le cadre qui régit sa gestion, nous posons les fondations d’une Guinée plus juste, plus résiliente et plus prospère. Je déclare ouvert l’atelier national de présentation et de vulgarisation du nouveau Code de l’Eau de la République de Guinée. »
Gnima Aïssata Kébé










