Réunis en assemblée générale ce samedi 11 avril 2026, les responsables syndicaux ont dressé un bilan de l’évolution du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026. Le secrétaire général du SNE, s’exprimant devant sa base a dénoncé l’absence de progrès concrets et le manque de volonté politique, selon lui, dans la prise en charge des préoccupations des enseignants.
L’intersyndicale justifie ce report par la nécessité de laisser une dernière chance au dialogue : « Nous accordons au gouvernement un moratoire courant jusqu’à vendredi prochain. C’est le temps nécessaire pour que le Premier ministre et chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, se saisisse du dossier. Nous exigeons que les conclusions du protocole d’accord du 3 janvier 2026, notamment la mise en place des trois commissions, soient effectives dès lundi prochain », a martelé le leader syndical.
En cas d’inaction, l’intersyndicale promet une réaction rapide : « Samedi prochain, nous convoquerons une assemblée générale extraordinaire et décisive. Nous n’aurons plus besoin de préavis, car la grève déclenchée le 1er décembre 2025 n’a été que suspendue. Un simple communiqué de levée de suspension suffira pour que le mouvement reprenne. Retenez bien cette date, le lundi 20 avril 2026 », a-t-il lancé.
Parallèlement, l’intersyndicale a officialisé sa rupture avec le SLECG, accusé de s’écarter des intérêts des enseignants. Une décision qui révèle des tensions internes persistantes au sein du front syndical : « L’intersyndicale FSPE-SNE n’est plus disposée à travailler avec le SLECG. Cette organisation ne défend plus les intérêts matériels et moraux des enseignants, mais s’associe au gouvernement pour les maintenir dans la misère et la précarité », a-t-il martelé.
Gnima Aïssata Kébé










