La décision du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) de dissoudre plusieurs formations politiques en Guinée continue de susciter des réactions. Parmi les partis concernés figure le Rassemblement pour le Développement Intégré de la Guinée (RDIG), dont le président, , conteste fermement la mesure.
L’ancien ministre affirme avoir appris la dissolution de son parti avec étonnement, estimant qu’elle repose sur une appréciation erronée de la situation administrative du RDIG : « J’ai été surpris au même titre que vous. Je pense qu’il s’agit d’une erreur, car l’erreur est humaine. Tout le monde connaît le poids du RDIG en Guinée », a-t-il déclaré.
Selon lui, son parti aurait pourtant satisfait à toutes les exigences fixées par les autorités, notamment en matière de conformité administrative. Il cite entre autres l’existence d’un siège officiel, l’implantation de structures à travers le pays, l’organisation régulière de congrès ainsi que la déclaration du patrimoine exigée par la réglementation.
Pour appuyer ses arguments, indique avoir obtenu récemment un document officiel délivré par le MATD attestant de la conformité de sa formation politique : « On ne peut pas me délivrer un certificat d’aptitude à exercer mes activités politiques il y a moins de cinq mois et dissoudre ce même parti aujourd’hui », a-t-il dénoncé.
L’ancien parlementaire rappelle par ailleurs avoir reçu une correspondance l’invitant à retirer ce certificat après une évaluation jugée rigoureuse par l’administration. Se disant attaché au respect des règles républicaines, il insiste sur son engagement à se conformer à la loi : « J’ai été ministre, j’ai été législateur. Je sais que la loi est faite par nous, mais aussi contre nous. Nous avons l’obligation de la respecter, et c’est ce que j’ai fait à la lettre », a-t-il soutenu.
Toutefois, le président du RDIG s’interroge sur ce qu’il considère comme un traitement inégal entre les formations politiques : « Je vois beaucoup de partis qui n’ont pas été dissous, alors qu’ils transportent leur siège dans leur portefeuille et n’ont participé à aucune élection. J’en connais plus de la moitié qui sont épargnés. Pourquoi nous ? », s’est-il interrogé.
Face à cette situation, annonce l’engagement de démarches officielles pour contester la décision. Un courrier devrait être adressé au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation afin d’obtenir des explications sur les motifs de la dissolution : « Nous allons utiliser tous les moyens de recours légaux pour que le RDIG soit rétabli dans ses droits », a-t-il conclu.
Gnima Aïssata Kébé










