Un an après son enlèvement, survenu dans la nuit du 18 au 19 février 2025 à Conakry, Abdoul Sacko, coordinateur national du Forum des Forces Sociales de Guinée (FFSG), revient sur cette épreuve qui continue de marquer sa vie. L’activiste, engagé pour la défense des droits et libertés, affirme toutefois que sa détermination demeure intacte.
Dans un témoignage publié ce jeudi sur sa page Facebook, il se souvient :
« Il y a un an, dans la nuit du 18 au 19 février 2025 à Conakry, des hommes armés ont fait irruption dans nos vies. Ma famille, mes voisins et moi avons subi l’arbitraire et la brutalité, pour mon seul engagement en faveur des droits et des libertés. »
Malgré les séquelles physiques et psychologiques qu’il dit encore ressentir, Abdoul Sacko déplore le silence des autorités et l’absence de justice, tout en réaffirmant la solidité de ses convictions :
« Ni le silence de l’État ni l’absence de justice n’ont altéré mes convictions. Si les blessures physiques et psychologiques refont de temps en temps surface, elles n’ont jamais brisé l’essentiel : ma foi en la dignité humaine et en la conscience citoyenne, aujourd’hui plus forte que jamais. »
À l’occasion de cet anniversaire, il a également exprimé sa solidarité envers les victimes de la répression en Guinée :
« En ce jour de mémoire, mes pensées vont aux disparus, aux détenus arbitraires, aux exilés contraints de vivre loin de la douceur de leur terre natale, ainsi qu’à toutes les familles meurtries et tous les cœurs brisés par l’instinct de domination. Que toutes les victimes reçoivent ma profonde compassion, accompagnée de mes prières pour leur liberté, leur paix et la reconnaissance nationale de leurs sacrifices. »
Enfin, l’activiste réitère son engagement pour une Guinée plus juste :
« Je le déclare avec gravité et détermination : sans haine ni esprit de vengeance, mais avec une fermeté inébranlable, je poursuivrai le combat pour une Guinée fondée sur la justice, le mérite et le respect du droit. »










