L’installation des conseillers communaux élus lors des scrutins du 31 mai a officiellement débuté ce jeudi 2 juillet sur l’ensemble du territoire national. À Matoto, cette première étape de la mise en place des nouvelles équipes communales s’est déroulée sous haute surveillance, avec un accès fortement limité aux locaux de la mairie.
Dès les premières heures de la matinée, un important dispositif de sécurité était visible autour du siège de la commune. Des agents des forces de l’ordre, appuyés par des véhicules de police, filtraient les entrées, ne laissant accéder qu’un nombre restreint de personnes.
Les professionnels des médias, venus assurer la couverture de la cérémonie, se sont heurtés à ces mesures de restriction. Plusieurs journalistes présents sur les lieux n’ont pas été autorisés à accéder à l’enceinte de la mairie, malgré leur mission d’information. Même certains agents communaux auraient rencontré des difficultés pour rejoindre leurs bureaux.
Au moment de notre constat, l’installation des conseillers se poursuivait à huis clos, sans qu’il soit possible pour la presse d’observer le déroulement de la cérémonie ou de recueillir des réactions des différents acteurs impliqués.
Des informations recueillies auprès de plusieurs correspondants indiquent que des situations similaires ont également été enregistrées dans d’autres communes du pays. Dans plusieurs mairies, des journalistes ont signalé des restrictions d’accès comparables, compliquant la couverture médiatique de cette opération qui marque pourtant une étape importante dans l’installation des nouvelles autorités communales.
Cette première journée d’installation des conseils communaux intervient un mois après les élections législatives et communales du 31 mai, qui ont permis le renouvellement des exécutifs locaux à travers le pays.
Gnima Aïssata Kébé










