C’est un projet ambitieux que le mouvement ‘’la Guinée avant tout’’ décide de porter désormais. Devant la montée inquiétante du repli identitaire dans la conquête du pouvoir, ces jeunes acteurs de la société civile lancent la réflexion autour de l’instauration d’un bipartisme intégral dans le pays. Face aux journalistes, ce mercredi 11 novembre 2020 à la maison de la presse, le mouvement a décliné sa démarche qui s’articule autour de la sensibilisation afin d’amener les guinéens à cerner tous les contours liés à la démarche.
« Notre but, c’est un changement de système politique, du multipartisme au bipartisme intégral. Nous allons continuer à sensibiliser, faire le porte-à-porte. Nous utiliserons tous les moyens pour attirer l’attention du public sur la nécessité de ce projet » dira Aboubacar Sidiki Kaba, vice-coordinateur du mouvement ‘’la Guinée avant tout’’
Déjà, le projet attire de nombreuses plateformes de la société civile guinéenne. Ce changement de système politique proposé par ces acteurs sociaux pourrait garantir l’instauration de partis politiques responsables avec une vision claire. C’est en tout l’avis de Dr Dansa Kourouma, responsable de la plus grande coalition de la société civile du pays.
« Quand vous regardez les chiffres des dernières élections. Depuis 93 jusqu’à nos jours, vous constaterez qu’il y a toujours 2 ou 3 partis qui sont en tête qui prennent 90% des suffrages. Quand vous regardez les élections de 2010 à nos jours, vous vous rendrez compte qu’il y a deux partis politiques qui partagent les 90% des suffrages. Et quand vous prenez les dernières élections, tout récemment, il y a deux partis politiques qui se partagent les 90% du suffrage. Mais est-ce que nous n’avons pas déjà les bases du bipartisme ? » s’interroge Dr Dansa avant de préciser :
« La solution du problème de la Guinée, c’est le bannissement du multipartisme et l’instauration d’un bipartisme. C’est la dissolution des partis entreprises à la mise en place des partis institutions. Des partis qui incarnent une certaine valeur sociale. Des partis qui respectent la diversité ethnique, la diversité linguistique, la diversité sociologique et avec des visions politiques clairement établies » conclut-il.
A ce jour, près de 200 partis politiques sont agrées en Guinée. Pour une adhésion de l’ensemble des formations politiques à l’initiative, un large plaidoyer est annoncé auprès des acteurs politiques et sociaux.
Terna












