C’est dans la salle de conférence de la plage Camayenne que les porte-parole de la Présidence de la République et du Gouvernement ont tenu ce lundi 19 octobre 2026 une sortie médiatique. Au cœur des échanges ; la mise en œuvre de la politique environnementale du pays, l’interdiction des plastiques à usage unique, la modernisation de l’accès à l’eau potable, ainsi que la gestion des récents événements sismiques.

Prenant la parole , le ministre Fayard François Bruno, porte-parole du Gouvernement, a tenu à replacer les actions environnementales actuelles dans le cadre stratégique global impulsé par le chef de l’État le programme Simandou 2040 : « Le gouvernement, en tant qu’outil de l’État pour la mise en œuvre de la politique de développement, travaille aujourd’hui pour transformer notre ambition nationale qui est illustrée par le programme Simandou 2040. Cette ambition a une vision claire pour les 15 prochaines années. Ce programme est bâti autour de cinq piliers que vous connaissez, mais un socle majeur soutient toute cette transformation : la durabilité. Pour l’exécutif guinéen, la création de richesse et d’emplois ne doit plus se faire au détriment des générations futures. Cette exigence s’incarne notamment dans le projet minier de Simandou, aligné sur les standards environnementaux internationaux les plus stricts en matière de réduction de l’empreinte carbone.»

Revenant sur le décret présidentiel interdisant la production, l’importation et la commercialisation des emballages plastiques à usage unique dont la période d’adaptation de deux ans est arrivée à échéance en septembre 2026, le porte-parole s’est félicité des premiers impacts visibles : « C’est avec beaucoup de satisfaction que nous avons l’honneur de partager avec vous les premiers résultats. Il y a aujourd’hui une baisse drastique, constatée par nous tous, des déchets plastiques dans les espaces publics. C’est une réalité. »
Cependant, soucieux de ne pas déstabiliser le tissu économique, de préserver les emplois et de garantir l’approvisionnement en eau potable, le Gouvernement a instauré un moratoire ajusté de six mois pour accompagner les acteurs industriels vers des solutions de substitution écologiques et biodégradables : « Governer, c’est aussi écouter. Governer, c’est anticiper. Governer, c’est planifier. Governer, c’est dialoguer. Ce moratoire n’est pas un abandon des mesures du décret, mais plutôt une permission temporaire permettant à tous les acteurs de converger vers cet objectif, » a souligné Fayard François Bruno.
L’exécutif entend transformer cette contrainte environnementale en véritable levier économique à travers la création d’emplois verts et la structuration d’une filière complète de collecte, de transport et de valorisation des déchets : << Outre l’assainissement urbain, le Gouvernement a réaffirmé que l’accès à l’eau potable demeurait une priorité absolue. Un vaste chantier d’infrastructure, financé à hauteur de plus de 600 millions d’euros avec l’appui des partenaires internationaux, est en cours d’exécution. Ce projet d’envergure comprend : La remise en état de 13 stations de traitement d’eau sur l’axe Pôlery ; La construction ou rénovation de 23 stations de traitement réparties dans 16 villes du pays ; L’aménagement de 1 600 points d’eau au bénéfice direct des communautés.>>
Pour pérenniser ces transformations et ancrer durablement le changement de comportement chez les citoyens, le porte-parole du Gouvernement a lancé un appel direct à la responsabilité des médias : « Cet appel, c’est votre contribution. En tant que médias, vous êtes des relais. Vous devez nous appuyer dans cette campagne et contribuer à la sensibilisation de la population, car la menace environnementale pèse sur nous tous. »
Enfin, abordant les légères secousses sismiques enregistrées récemment dans certaines localités du pays, le porte-parole s’est voulu rassurant face à la presse. Il a précisé que les services techniques de l’État sont pleinement mobilisés, conformément aux instructions présidentielles et primatoriales, pour évaluer la situation et protéger les populations : « Il n’y a pas de crainte, il n’y a pas de panique. C’est un simple mouvement qui avait été constaté, mais avec une ampleur très, très minime, » a-t-il conclu
Gnima Aïssata Kébé










