Le gouvernement guinéen apporte un aménagement à sa politique d’interdiction des plastiques à usage unique. Les autorités annoncent l’octroi d’un moratoire de six mois sur la production des sachets destinés au conditionnement des eaux minérales et minéralisées.
Cette décision intervient dans le contexte de la mise en œuvre des mesures visant à réduire progressivement l’utilisation des plastiques à usage unique en Guinée. Dans un communiqué, le gouvernement explique que ce moratoire répond à la nécessité de préserver « le bien-être des populations », tout en garantissant la continuité de l’accès à l’eau potable.
Les autorités mettent également en avant la volonté de maintenir un équilibre entre les impératifs environnementaux et les réalités économiques. L’objectif est notamment d’éviter une éventuelle perturbation de l’approvisionnement en eau conditionnée et une hausse des prix des produits de première nécessité.
Le moratoire est toutefois strictement encadré. Il concerne exclusivement les sachets utilisés pour le conditionnement des eaux minérales et minéralisées. Il ne constitue donc pas une suspension générale de l’interdiction des plastiques à usage unique.
Les autres objets et emballages plastiques concernés par les dispositions réglementaires restent soumis aux mesures en vigueur, notamment celles prévues par le décret du 21 septembre 2024.
À travers cette mesure transitoire, le gouvernement entend ainsi concilier la protection de l’environnement, la préservation du cadre de vie et la nécessité de garantir aux populations un accès continu à l’eau potable à des prix abordables.
Le moratoire de six mois devrait également permettre aux acteurs concernés de s’adapter progressivement aux nouvelles exigences réglementaires et d’explorer des solutions alternatives au conditionnement de l’eau dans des emballages plastiques à usage unique.










