Confrontée à de nombreuses critiques depuis l’éboulement meurtrier survenu à Dar-es-Salam, Dame Ciré Kallo est sortie de son silence. Présente ce vendredi 4 septembre 2026 à la cérémonie funèbre dédiée aux victimes, elle a livré sa version des faits et rejeté les accusations de mensonge dont elle dit faire l’objet.
Depuis le drame qui a endeuillé la capitale guinéenne, les premières déclarations de Dame Ciré Kallo suscitent de vives réactions sur les réseaux sociaux. Accusée par certains internautes d’avoir livré des informations contradictoires sur l’identité des victimes, elle affirme aujourd’hui subir une campagne de harcèlement.
Face aux critiques, elle a choisi de s’expliquer publiquement, notamment sur les liens familiaux qui l’unissent à certaines victimes : « Je me suis présentée le jour du drame et j’ai dit que mes enfants sont décédés, je n’ai pas menti. Yaya Kallo, c’est mon neveu, le fils de ma grande sœur et il a épousé ma fille. L’enfant de ma sœur n’est-il pas mon enfant ? Est-ce que je suis censée dire que c’est l’enfant de ma sœur ? », s’est-elle interrogée.
Selon elle, ses premières déclarations ont été faites dans un contexte de profonde détresse, immédiatement après l’annonce du drame : « C’est dans mon sommeil que je me suis levée et je suis partie sur les lieux, et aujourd’hui je suis harcelée parce qu’on dit que je suis une menteuse », a-t-elle déploré.
Dame Ciré Kallo dit également ne pas comprendre l’ampleur des commentaires dont elle fait l’objet sur les plateformes numériques. Elle affirme avoir été confrontée à diverses accusations, allant jusqu’à remettre en cause sa nationalité : « Je ne connais absolument rien de ce qui se passe sur les réseaux sociaux, on me traite même de Sierra-Léonaise. Je m’en remets donc à Dieu et j’ai tenu à dire cela aux Guinéens », a-t-elle déclaré.
Alors que les premières évaluations avaient fait état de cinq personnes décédées, il est apparu par la suite que deux des personnes initialement annoncées comme mortes étaient finalement en vie.
À ce jour, 35 personnes ont perdu la vie dans l’éboulement de la montagne d’ordures de Dar-es-Salam, selon le bilan communiqué dans le cadre des opérations liées à cette tragédie.
Gnima Aïssata Kébé










