La session de rattrapage du baccalauréat unique s’est achevée dans un climat jugé satisfaisant par le ministère de l’Éducation nationale. Mise en place pour la première fois, cette session concernait 20 763 candidats, dont 11 427 garçons et 9 336 filles.
Dans un entretien accordé à notre rédaction, le porte-parole du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Mohamed Ansa Diawara, a dressé un bilan positif de l’organisation des épreuves.
Selon lui, cette session était destinée aux candidats ayant obtenu une moyenne générale comprise entre 8,50 et 9,99, avec une note supérieure à 4 sur 10 dans les matières concernées. Chaque candidat pouvait composer dans deux disciplines au maximum : « Ainsi, chaque candidat devait être évalué au maximum dans deux matières. C’est-à-dire que certains n’avaient qu’une seule matière à rattraper, tandis que d’autres en avaient deux. Même si l’extraction réalisée par la Direction générale des examens et concours scolaires révélait que certains avaient échoué dans trois ou quatre matières, la règle imposait d’évaluer au plus sur deux disciplines, en ciblant prioritairement les matières de spécialité. C’est ainsi que les critères de sélection et de composition ont été fixés », a-t-il expliqué.
Sur le plan sécuritaire, le porte-parole du ministère assure qu’aucun incident majeur n’a été enregistré dans les centres d’examen. Il affirme notamment qu’aucun cas de fuite de sujets ou de fraude n’a été signalé : « Il n’y a eu aucune fraude systémique. Sous le magistère de Madame la Ministre Bintou Keita, l’organisation s’est déroulée dans le calme, la sérénité et le respect strict de nos règlements généraux. En clair, cette session n’a connu ni fuite de sujets, ni fraude, ni élimination. Aucun élève, aucun surveillant, aucun délégué n’a été sanctionné », s’est-il félicité.
Mohamed Ansa Diawara a également insisté sur les mesures de surveillance mises en place dans les différents centres : « Les candidats ont été répartis dans différents centres par préfecture et ont bénéficié des mêmes standards de surveillance : même pour un candidat isolé dans une salle, deux surveillants étaient affectés », a-t-il précisé.
Après les épreuves, les opérations de correction ont immédiatement débuté. Le ministère assure vouloir préserver la régularité et la crédibilité du processus jusqu’à la proclamation des résultats : « Les principes de correction restent inchangés. La correction est actuellement en cours et aucune disposition réglementaire n’a été négligée. À ce stade, nous ne pouvons que nous réjouir du bon déroulement de cette première historique en République de Guinée. Mme la Ministre adresse ses remerciements aux cadres, aux partenaires techniques, financiers et sociaux qui soutiennent notre système éducatif », a ajouté le porte-parole.
La date de publication des résultats n’est, pour l’heure, pas encore précisée. Le département de l’Éducation nationale entend toutefois les rendre publics dès la fin de la correction et des délibérations : « Mme la Ministre attache une grande importance à la rapidité des opérations, dans le respect de nos règlements. Dès que les travaux de correction et de délibération seront achevés, les résultats seront immédiatement proclamés », a-t-il indiqué.
Concernant l’avenir académique des candidats admis, Mohamed Ansa Diawara a rappelé que leur orientation relève du ministère de l’Enseignement supérieur. Il assure néanmoins que les deux départements travaillent de manière coordonnée afin d’éviter tout retard : « L’orientation relève du ministère de l’Enseignement Supérieur, mais nos deux départements travaillent en étroite collaboration. Le calendrier est harmonisé pour qu’aucun élève ne soit lésé. Les admis de cette session de rattrapage obtiendront un diplôme strictement identique à celui de la session ordinaire et seront orientés dans les mêmes délais », a-t-il martelé.
Cette première expérience de session de rattrapage constitue ainsi, selon le ministère, une étape importante dans la gestion du baccalauréat en Guinée, en attendant la publication officielle des résultats.
Gnima Aïssata Kébé










