La session de rattrapage du Baccalauréat unique 2026 a officiellement démarré ce jeudi 20 août sur l’ensemble du territoire national. Pendant quatre jours, 20 763 candidats, dont 9 336 filles, vont tenter de décrocher leur diplôme après avoir obtenu, lors de la session ordinaire, une moyenne comprise entre 8,50 et 9,99.
À Conakry, le lancement officiel des épreuves a eu lieu au lycée-collège de Coléah, en présence de Julien Bongono, secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, ainsi que de plusieurs cadres du département et responsables de la commune de Matam.
Face aux candidats, Julien Bongono a surtout appelé au calme et à la confiance:

« Nous avons demandé aux candidats d’avoir confiance en eux. S’ils sont là aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont le niveau requis et que la réglementation du baccalauréat leur permet de se présenter. Ils doivent saisir cette opportunité unique et cette deuxième chance qui leur est offerte pour obtenir leur diplôme », a-t-il déclaré.
Cette session offre ainsi une nouvelle possibilité aux candidats concernés de valider leur parcours scolaire. Le secrétaire général a également précisé que les lauréats de cette deuxième session bénéficieront des mêmes droits que ceux admis lors de la session ordinaire : « Le diplôme obtenu à l’issue de cette session a exactement la même valeur que celui de la session ordinaire », a-t-il assuré, soulignant que les admis pourront accéder à l’enseignement supérieur dans les mêmes conditions.
Au-delà de l’enjeu pour les candidats, les autorités entendent préserver la crédibilité de cette nouvelle session. Le dispositif d’organisation et de sécurisation mis en place reprend donc les mêmes exigences que lors de la session ordinaire: « À notre grande satisfaction, nous avons constaté que toutes les dispositions ont été prises par les services compétents. Le dispositif sécuritaire est identique à celui de la session ordinaire », a indiqué Julien Bongono.
Il a notamment expliqué que l’acheminement des sujets est placé sous escorte de la gendarmerie, tandis que la police et la gendarmerie assurent conjointement la sécurité des centres d’examen. Les règles de surveillance restent également inchangées, avec deux surveillants prévus dans chaque salle, y compris lorsqu’elle ne compte qu’un seul candidat.
Pour cette première expérience de session de rattrapage dans le système éducatif guinéen, les autorités misent sur la rigueur et le respect strict des règles établies.
Gnima Aïssata Kébé










