Le tribunal de première instance de Dixinn a ouvert, ce mercredi 12 août 2026, le procès de Sékou Keïta, conseiller chargé de la communication institutionnelle et judiciaire et porte-parole du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, et de Maciré Camara, poursuivis dans une affaire présumée de fraude au concours de recrutement des auditeurs de justice.

Les faits remontent au samedi 8 août, date du lancement des épreuves du concours organisé par le ministère de la Justice à travers le Centre de formation judiciaire, pour le recrutement de 100 auditeurs de justice. C’est au cours du déroulement des épreuves que Sékou Keïta a été interpellé pour des faits présumés de fraude.
Déférés devant la justice mardi 11 août, les deux prévenus ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt à la Maison centrale de Conakry. La procédure engagée est présentée comme une procédure de flagrance.
Ce mercredi, Sékou Keïta a comparu devant le TPI de Dixinn. Arrivé au palais de justice en tenue de détenu, il a pris place dans le box des prévenus aux côtés des autres personnes appelées à comparaître.
Au cœur des débats : les circonstances dans lesquelles les faits présumés de fraude auraient été commis lors de ce concours destiné à renforcer les effectifs de la magistrature guinéenne. L’audience doit notamment permettre au tribunal d’examiner les éléments du dossier, d’entendre les prévenus ainsi que les différentes parties à la procédure et de déterminer les éventuelles responsabilités.
Pour l’heure, Sékou Keïta et Maciré Camara bénéficient de la présomption d’innocence. Seul le tribunal est habilité à établir leur culpabilité ou leur innocence au terme des débats judiciaires.
L’audience est toujours en cours.
La rédaction










