La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu son verdict, ce lundi 27 juillet 2026, dans le procès de l’ancien ministre des Postes, des postes et Télécommunications et de l’Économie numérique, Oyé Guilavogui. La juridiction l’a condamné à six ans de réclusion criminelle, assortis d’une amende de deux milliards de francs guinéens.
Dans sa décision, le président de la chambre de jugement, le magistrat Alpha Camara, a déclaré l’ancien ministre coupable de plusieurs infractions, notamment de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, de corruption et de blanchiment de capitaux.
En plus de la peine privative de liberté et de l’amende, la Cour a ordonné la confiscation de plusieurs biens immobiliers appartenant au condamné. Ces mesures concernent notamment des parcelles et des habitations situées dans les préfectures de Kindia et de Macenta. La juridiction a également décerné un mandat d’arrêt contre Oyé Guilavogui, absent du territoire national.
Cette décision intervient au terme d’une procédure judiciaire ouverte en 2022. Placé sous mandat de dépôt en avril de la même année, l’ancien membre du gouvernement avait par la suite bénéficié d’une évacuation sanitaire à l’étranger, autorisée par la justice le 30 octobre 2023 en raison de son état de santé. Depuis son départ pour des soins médicaux, il n’a pas regagné la Guinée.
Gnima Aïssata Kébé










