À l’occasion de la soirée électorale marquant la clôture du triple scrutin du 31 mai 2026, la Directrice générale des élections, Djenabou Touré a dressé le bilan d’une journée électorale qu’elle qualifie de globalement réussie, malgré quelques difficultés logistiques enregistrées dans certaines localités du pays.
Face à la presse, la responsable de l’administration électorale a rappelé l’ampleur de l’opération menée sur l’ensemble du territoire national : « Les autorités qui ont assuré la sécurisation de ce processus et de toute cette journée, c’est ce travail que nous avons fait. Il y a eu quand même 16 722 centres de vote et 23 679 bureaux de vote qu’il fallait ouvrir simultanément », a-t-elle déclaré.
Selon elle, l’organisation du scrutin a mobilisé près de 120 000 membres de bureaux de vote, avec l’appui des observateurs nationaux et internationaux ainsi que des médias accrédités. Elle a souligné qu’aucun incident majeur n’a été signalé durant la journée : « Pas d’incidents majeurs signalés, mais des incidents mineurs que nous considérons vraiment qui n’ont pas eu d’impact par endroits », a-t-elle indiqué, estimant que les Guinéens ont démontré leur maturité démocratique.
Interrogée sur l’absence de longues files d’attente dans plusieurs centres de vote, Djenabou Touré a expliqué que cette situation résultait du maillage renforcé des bureaux de vote : « Quand vous prenez le nombre d’électeurs, et que vous le divisez par pratiquement 24 000 bureaux de vote, vous allez comprendre que la moyenne est autour de 290 électeurs par bureau de vote », a-t-elle précisé, ajoutant que cette répartition a permis aux électeurs de voter dans le calme et sans engorgement.
La Directrice générale des élections a également mis en avant les progrès réalisés par la Guinée dans la gestion des scrutins : « C’était une première quand même, qu’en 48 heures les résultats étaient donnés, et les résultats ont été proclamés, commune par commune. C’était fastidieux, mais il fallait le faire, et ça c’est une expérience que nous pouvons exporter », a-t-elle affirmé.
Elle a par ailleurs salué l’approche inclusive adoptée tout au long du processus électoral, marquée par l’implication des organisations de la société civile, des associations de personnes vivant avec un handicap et des médias : « Tout le monde a été associé en amont, dans la mobilisation sociale, dans la sensibilisation », a-t-elle souligné.
Revenant sur les retards observés dans l’ouverture de certains bureaux de vote, notamment à N’Zérékoré, Mandiana, Kérouané et dans certaines communes de Conakry, Djenabou Touré les a attribués aux difficultés de distribution du matériel électoral, aggravées par les fortes pluies enregistrées dans plusieurs régions : « Nous pensons l’avoir compensé, parce que nous avons prorogé jusqu’à 19h30 la clôture, pour permettre aux citoyens de se rattraper », a-t-elle expliqué.
Concernant la participation, la patronne de la DGE s’est montrée optimiste. Elle a indiqué que les premières statistiques transmises par les circonscriptions électorales étaient encourageantes et que les Commissions administratives de centralisation des votes avaient déjà entamé leurs travaux dans plus de la moitié des localités concernées : « Le taux de participation que nous sommes en train de recevoir est vraiment satisfaisant l’affluence que nous avons eue à l’intérieur du pays nous a rassurés que le taux de participation sera vraiment au rendez-vous », a-t-elle assuré.
Enfin, Djenabou Touré a rappelé que les critiques adressées à l’administration électorale sont analysées quotidiennement par une cellule de veille médiatique : « Lorsqu’on travaille, il faut accepter d’être critiqué. L’essentiel est d’écouter, d’analyser et d’en tirer les enseignements nécessaires », a-t-elle déclaré.
Elle a également mis en avant l’utilité du centre d’appel 105, qui a permis aux citoyens de faire remonter leurs préoccupations depuis les zones les plus reculées du pays : « Les équipes ont reçu de nombreux appels, parfois des félicitations, parfois des critiques. Mais cela fait partie du service public et nous l’acceptons », a-t-elle conclu.
Gnima Aïssata Kébé










