À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai prochain, l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum Constitutionnel (ONASUR-E) a tenu une conférence de presse ce jeudi 23 mai 2026 à son siège. Objectif, présenter son programme d’intervention et préciser son rôle dans la conduite du processus électoral.
Prenant la parole, Me Pépé Antoine Lamah, chargé des affaires juridiques et de la conformité de l’institution, a rappelé le contexte de création et l’évolution des missions de l’ONASUR-E : « L’observatoire national du référendum a été créé pour les besoins du référendum constitutionnel et par la suite, les autorités ont décidé que l’ONASUR-E poursuive sa mission de supervision pour les autres élections à venir », a-t-il expliqué.
Il a souligné que l’institution s’inscrit désormais comme un organe d’appui à la gouvernance démocratique, doté d’une indépendance administrative et financière : « L’observatoire national autonome de supervision du référendum est une institution d’appui à la gouvernance démocratique, c’est une institution qui jouit d’une indépendance, d’une personnalité juridique et d’une autonomie administrative et financière », a-t-il précisé.
Dans cette dynamique, l’ONASUR-E assume, à titre transitoire, certaines prérogatives du Conseil national électoral, en attendant la mise en place effective des organes définitifs : « En vertu de l’article 341 du code électoral, nous assumons cette fonction jusqu’à l’installation effective du conseil national électoral », a ajouté Me Lamah.
Sur le terrain, l’institution entend jouer pleinement son rôle de garant de la transparence électorale : « La mission fondamentale de l’ONASUR-E est de veiller à la sincérité du scrutin conformément aux dispositions de notre constitution », a-t-il insisté.
Quatre axes majeurs structurent ainsi son intervention : la supervision globale du processus électoral, la régulation financière, le contrôle des candidatures et la garantie de l’intégrité du fichier électoral : « L’ONASUR-E assure une supervision globale de la préparation, de l’organisation et du déroulement des opérations électorales », a-t-il détaillé, avant de rappeler également son implication dans la fixation des cautions et du plafond des dépenses électorales.
À ce sujet, il a indiqué que les dépenses ont été plafonnées à 12 milliards pour les élections législatives , tout en assurant que l’institution veillera au strict respect de cette disposition.
Par ailleurs, l’ONASUR-E met un accent particulier sur la collaboration avec les autres acteurs du processus électoral : « Nous agissons comme le superviseur central la DGE est le bras technique et opérationnel, tandis que nous assurons la supervision indépendante », a expliqué le juriste.
L’institution entretient également des relations avec le ministère de l’Administration du territoire, la justice, la Haute Autorité de la Communication (HAC) ainsi que les forces de défense et de sécurité : « Nous veillons à ce que les électeurs ne soient pas troublés dans l’accomplissement de leurs droits et que l’intégrité physique des candidats soit respectée », a-t-il affirmé.
Enfin, l’ONASUR-E se positionne comme un rempart contre toute tentative de dérive dans le processus électoral : « Nous défendons l’exclusivité de la compétence des organes électoraux face aux tentatives de réglementation parallèles », a conclu Me Lamah, saluant au passage les récentes initiatives de la Direction générale des élections visant à préserver le cadre légal.
Gnima Aïssata Kébé










