Le sit-in annoncé ce mercredi 22 avril devant l’hémicycle du Palais du peuple n’a finalement pas eu lieu. Les travailleurs de l’administration parlementaire ont décidé de surseoir à leur mouvement, à la suite d’une médiation engagée par l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), privilégiant ainsi la voie du dialogue avec les autorités.
Mandaté par le secrétaire général de l’USTG, Abdoulaye Camara, le premier secrétaire chargé de la syndicalisation, Aboubacar Kaba, a justifié ce revirement par la nécessité de créer un climat propice aux négociations. Selon lui, la centrale syndicale a choisi de contenir le mouvement afin de favoriser une issue concertée à la crise.
Au cœur des revendications figurait notamment l’adoption du statut particulier de l’administration parlementaire, objet de tensions entre les parties. Une avancée a été enregistrée, avec la signature du document dans la nuit précédant la mobilisation : « Heureusement, il y a eu une décrispation, car le statut a été signé tard dans la nuit d’hier », a-t-il souligné.
Malgré cette évolution, plusieurs points restent en discussion. Les syndicalistes pointent notamment des incertitudes liées au rattachement des agents aux régimes de sécurité sociale. Une situation jugée préoccupante, en raison de ses implications sur les droits à la retraite et à la couverture sanitaire.
De son côté, le secrétaire général du bloc syndical de l’administration parlementaire, Ismaël Gassim Kalissa, a confirmé la signature d’un mémorandum d’entente avec les autorités. Ce cadre prévoit la poursuite des négociations, en particulier sur les textes d’application du statut, indispensables à sa mise en œuvre effective : « Un statut sans arrêtés d’application ne peut produire d’effets concrets », a-t-il rappelé.
Pour assurer le suivi des engagements, une commission mixte a été mise en place. Elle aura également pour mission d’examiner des dossiers sensibles, notamment celui du fonds FUGAS relatif aux primes de cession réclamées par les travailleurs. Sur cette question, les responsables syndicaux préviennent qu’ils pourraient recourir à d’autres formes d’action en l’absence de progrès.
En attendant, l’USTG appelle à l’apaisement et invite les travailleurs à faire confiance au processus en cours : « Nous ne sommes pas là pour créer des troubles, mais pour trouver des solutions durables à un problème de dimension nationale », a affirmé Aboubacar Kaba.
Gnima Aïssata Kébé










