L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) traverse une nouvelle zone de turbulences internes. Un mémorandum daté du 3 avril 2025, signé par des secrétaires fédéraux de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière, a suscité une levée de boucliers au sein du parti. Présenté comme une initiative pour préserver l’unité et la stabilité du parti, ce document propose notamment la réintégration des membres exclus, y compris Ousmane Gaoual Diallo, une figure controversée.
Cependant, cette initiative n’a pas fait l’unanimité. Plusieurs responsables fédéraux ont rapidement réagi pour se désolidariser du mémorandum et réaffirmer leur fidélité à la ligne actuelle du parti et à son président, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo.
Un démenti ferme de Beyla et Guéckédou
Dans une lettre adressée à la direction du parti, Abdoulaye KOUROUMA, Secrétaire fédéral de l’UFDG Beyla, a catégoriquement rejeté toute implication dans cette démarche. Il exprime son étonnement et son indignation en découvrant son nom sur un document auquel il n’a jamais participé. « Je tiens par la présente à vous informer que je ne suis ni de près ni de loin associé à cette manœuvre », a-t-il déclaré, dénonçant ce qu’il qualifie de manipulation. Il va même plus loin en condamnant vigoureusement les auteurs du mémorandum et en se réservant le droit d’intenter une action en justice.

Dans le même élan, Mamadou Saa MAMADOUBOUNO, Secrétaire fédéral de l’UFDG Guéckédou, a publié une déclaration dans laquelle il réaffirme son engagement total et inconditionnel envers le parti et son président. Il insiste sur son soutien sans faille à Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, rappelant que tous les responsables fédéraux de Guéckédou partagent cette position et s’opposent à toute tentative de déstabilisation. « Je suis et demeure dans l’esprit de l’UFDG et de son Président Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo », a-t-il martelé, rejetant toute initiative qui irait à l’encontre de l’unité du parti.

Un acte contesté qui relance le débat
Le mémorandum du 3 avril, loin d’apaiser les tensions internes, semble avoir révélé des lignes de fracture au sein de l’UFDG. Si ses signataires affirment vouloir œuvrer pour la stabilité et l’unité du parti, d’autres y voient une tentative de remise en question de l’ordre établi et de la discipline interne.
Ce nouvel épisode pose une question cruciale pour l’avenir du parti : faut-il privilégier l’ouverture et la réconciliation ou maintenir une ligne stricte face aux dissidences internes ?
Alors que les échéances électorales sont annoncées à partir de septembre 2025, l’UFDG devra l’épineuse question de gestion des divergences internes.
Alpha












