L’arrestation manu militari de Foniké Manguè, Djani Alfa et Billo continue de susciter des réactions. Contrairement à de nombreux leaders politiques, Bah Oury n’exige pas leur libération. Le leader de l’UDRG estime qu’il faut laisser la justice faire son boulot et rappelle que tout citoyen devrait répondre avec « responsabilité », au cas où il est interpelé par l’appareil judiciaire.
« Si on veut que notre pays soit un État de droit, il faut laisser la justice faire son travail. Il faut que chacun d’entre nous se rende compte qu’il est justiciable, quelles que soient les raisons ou les motivations qui l’amène à être interpelé par la justice. Et ça, c’est le minimum dans le cadre d’un État de droit. Parce que si tel n’est plus le cas, cela veut dire que c’est le rapport de force qui domine et c’est la loi de la jungle. D’où la nécessité que la justice puisse se faire de manière sereine et que chacun d’entre nous puisse répondre avec responsabilité lorsqu’il est interpelé », a-t-il répondu sur Djoma FM, à la question de savoir s’il n’exigeait pas la libération des trois leaders arrêtés.
Au lendemain de l’interpellation de Foniké Menguè et compagnie, des manifestations de rue ont éclaté par endroits sur l’axe le Prince. Bah Oury déplore cette situation et affirme que cela traduit un blocage politique.
« C’est triste pour mon pays qui n’arrive pas dans une certaine mesure, à tourner la page de ces récurrentes manifestations qui sont l’expression d’un blocage politique. »
L’arrestation des trois leaders du FNDC a été caractérisée par la violence. Les images de cet acte des forces de sécurité ont suscité l’indignation chez plus d’un.












