Le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) a célébré en différé la Journée mondiale des enseignants, ce samedi 24 octobre 2026, autour des enjeux liés à la valorisation de la profession enseignante et à l’amélioration des conditions de travail. La rencontre a mobilisé plusieurs cadres du ministère de l’Éducation nationale.

Placée sous le thème : ‘’Aux côtés du personnel : 60 ans à protéger la profession, promouvoir la condition enseignante et façonner nos futurs ‘’ , cette célébration a été l’occasion de rendre hommage aux enseignants pour leur contribution à la formation des générations futures, mais aussi de rappeler les défis auxquels ils restent confrontés.
Représentant la ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Ansa Diawara, directeur du Service national de la documentation et des bibliothèques scolaires (SNDBS), a insisté sur le rôle essentiel des enseignants dans le développement du pays. Il a également évoqué les efforts engagés par les autorités pour renforcer les effectifs et améliorer l’encadrement pédagogique : « L’enseignement est un sacrifice quotidien consenti pour les enfants du pays, un métier sans prix qui exige un engagement de tous les jours », a-t-il déclaré, avant de rappeler le recrutement récent de 6 000 enseignants ainsi que la mise en place de programmes réguliers de formation continue.
Prenant la parole à son tour, la secrétaire générale du SLECG, Kadiatou Bah, a mis l’accent sur la nécessité de traduire la reconnaissance du travail des enseignants par des mesures concrètes en faveur de leurs conditions professionnelles : « Les enseignants ne demandent pas de privilèges. Ils demandent simplement des conditions adéquates pour accomplir une mission qui relève de l’intérêt de toute la République », a-t-elle affirmé.
La responsable syndicale a également invité les autorités à accorder une place prioritaire à l’éducation dans les politiques publiques. Elle a notamment exprimé ses préoccupations face à la progression de la privatisation et de la marchandisation de l’enseignement en Guinée, appelant à des mesures permettant de préserver l’intérêt général dans le secteur éducatif.
Au-delà des questions professionnelles, cette célébration a également servi de cadre à des activités de sensibilisation sur les cancers du sein et du col de l’utérus, avec un accent particulier sur l’importance du dépistage précoce.
Gnima Aïssata Kébé










