Le tribunal de première instance de Dixinn a rendu son verdict, mardi 20 octobre 2026, dans l’affaire liée à la commercialisation, à la distribution et à la consommation de chicha au lounge bar 707, situé à Kipé. Sur les dix personnes poursuivies, six ont été relaxées, tandis que les quatre autres ont écopé d’un an d’emprisonnement avec sursis et d’une amende de 500 000 francs guinéens chacune.
Interpellés dans la nuit du 16 au 17 octobre dernier, les dix prévenus ont comparu devant le juge Ibrahima Sory Sow. À la barre, ils ont contesté les faits qui leur étaient reprochés, présentant chacun sa version des événements.
À l’issue des débats, le procureur Fanka Oularé a estimé que les éléments du dossier ne permettaient pas d’établir la culpabilité de six des prévenus. Il a donc requis leur relaxe pour délits non constitués.
En revanche, le représentant du ministère public a demandé une peine d’un an d’emprisonnement ferme, une amende de 500 000 francs guinéens et la confiscation du matériel saisi contre Saa Basile Tonguino, Oumar Conté, Mariama Ciré Baldé et Alexis Kamano.
Dans son jugement, le tribunal a finalement prononcé la relaxe d’Aboubacar Tourade Koumbassa, Ibrahima Kalil Konaté, Mohamed Camara, Mamadou Binta Diallo, Mamadou Pathé Soumah et Moussa Sylla.
Les quatre autres prévenus ont été condamnés chacun à un an d’emprisonnement avec sursis, assorti d’une amende de 500 000 francs guinéens. Le tribunal a également ordonné la confiscation définitive du matériel de chicha saisi.
Contrairement aux réquisitions du parquet, qui avait sollicité des peines de prison ferme, les condamnés ne devront donc pas purger leur peine d’emprisonnement, sous réserve du respect des conditions légales du sursis.
Gnima Aïssata Kébé










