La section syndicale de l’Union des travailleurs parlementaires, affiliée à l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), a tenu une conférence de presse ce mardi 8 septembre 2026 à la Maison commune des journalistes, à la Minière. Au cœur de cette rencontre : le renouvellement du bureau syndical prévu ce mercredi 9 septembre, et le rejet du communiqué du secrétaire général de l’Assemblée nationale annonçant la suspension du bureau syndical.
Face aux journalistes, Ismaël Gassim Kalissa, secrétaire général du bureau syndical, a réaffirmé la détermination de son organisation à tenir l’élection à la date annoncée. Il estime que la décision de suspension ne repose sur aucune base légale et que l’administration parlementaire ne dispose pas de compétence pour intervenir dans l’organisation de cette élection :

« L’objectif de cette rencontre, c’est d’informer suffisamment la presse dans les détails pour dire que demain mercredi 9 septembre nous allons organiser l’élection de renouvellement de la section syndicale de l’administration parlementaire affiliée à l’USTG », a-t-il expliqué.
Selon lui, les responsables syndicaux avaient préalablement informé le secrétaire général de l’Assemblée nationale de la tenue de cette élection. Ils disent avoir été surpris par la publication, le 4 septembre, d’un communiqué portant suspension du bureau syndical : « Nous avons informé le secrétaire général de l’Assemblée nationale conformément au principe pour qu’il puisse être informé de la tenue de cette élection et, à notre grande surprise, c’est un communiqué de suspension du bureau de la section syndicale qui surgit. Et nous avons dit que ce communiqué est illégal parce que cela ne répond à aucun principe de légalité », a déclaré Ismaël Gassim Kalissa.
Le responsable syndical insiste notamment sur la distinction entre une section syndicale et les autres structures syndicales, estimant que les règles applicables à leur organisation relèvent de la centrale syndicale à laquelle elle est affiliée : « La structure syndicale, notamment la section syndicale, est différente d’une fédération, est différente d’une délégation syndicale ou d’un syndicat national qui a des critères d’élection. Nous, notre critère d’élection relève de la centrale syndicale, notamment au secrétariat national, la syndicalisation », a-t-il soutenu.
Le bureau syndical dit ainsi ne pas reconnaître le communiqué de suspension et affirme avoir déjà répondu à cette décision : « Nous avons déjà répondu à ce communiqué. Nous avons dit que nous ne nous reconnaissons pas ce communiqué parce que ce communiqué n’est fondé sur aucune base légale », a-t-il ajouté.
Pour les organisateurs, toutes les dispositions ont par ailleurs été prises afin que le scrutin se déroule dans un climat apaisé. Les autorités administratives auraient notamment été informées de la tenue de l’élection et une salle aurait été sollicitée auprès de l’administrateur du palais : « Nous sommes légalistes, nous avons informé les autorités administratives. Nous avons informé l’administrateur du palais pour la mise à disposition de la salle du 28 Septembre et nous avons informé d’autres autorités à titre d’information pour que nous partions pacifiquement pour tenir notre élection dans la paix », a indiqué le secrétaire général du bureau syndical.
Il conteste également toute compétence du secrétaire général de l’Assemblée nationale pour s’opposer au processus électoral interne de la section syndicale : « L’administration, notamment le secrétaire général de l’Assemblée nationale, n’a aucune compétence de s’y mixer ou de donner une orientation par rapport au mode d’organisation de cette élection ou de s’opposer. Il n’en a pas cette compétence, il n’en a pas ce pouvoir », a-t-il affirmé.
Sur la question de l’expiration du mandat du bureau sortant, Ismaël Gassim Kalissa rappelle que c’est précisément cette situation qui a motivé l’organisation du scrutin du 9 septembre : « Tout ce dont on nous a reproché, notamment l’expiration du mandat, mais bien sûr c’est pourquoi nous avons écrit. Ce n’est pas lui qui avait écrit pour dire que le mandat est arrivé à terme, c’est nous qui avons écrit pour dire que nous allons renouveler le mandat demain, le 9 septembre, et ça, nous l’avons fait depuis le 31 août », a-t-il précisé.
Pour conclure, le responsable syndical a réaffirmé l’autonomie de la section et sa volonté de mener le processus électoral à son terme, tout en rappelant que des différends similaires avaient déjà opposé cette structure à l’administration parlementaire: « Nous sommes une section syndicale. Ça veut dire que c’est la plus petite structure syndicale. Ce n’est pas une fédération, ce n’est pas une délégation syndicale, ce n’est pas un syndicat national. Donc la loi donne l’autonomie à la structure faitière, qui est l’Union syndicale des travailleurs de Guinée, de venir faire ce travail et faire un choix transmis pour dire au secrétaire général : voilà le nouveau bureau. Vous savez, ceux qui se rappellent, nous avons eu les mêmes soucis avec le secrétaire général d’alors, docteur Béa », a-t-il rappelé.
L’élection de renouvellement du bureau de la section syndicale de l’administration parlementaire est ainsi annoncée pour ce mercredi 9 septembre 2026, malgré le communiqué de suspension contesté par les responsables syndicaux.
Gnima Aïssata Kébé










