Les représentants syndicaux des structures sanitaires publiques de Guinée se sont réunis en assemblée générale ce jeudi 18 juin 2026 à la bourse de travail, pour faire le point sur leurs revendications, notamment l’application du statut particulier des professionnels de la santé signé avec le gouvernement depuis 2008. Au terme des échanges, ils ont décidé d’engager une nouvelle étape dans leur lutte en annonçant le dépôt d’un préavis de grève.
Cette rencontre visait à examiner l’évolution des démarches entreprises par les responsables syndicaux, auprès des autorités compétentes et à définir une stratégie commune face à ce qu’ils considèrent, comme un manque de réponse à leurs préoccupations.
Prenant la parole à l’issue de l’assemblée, la secrétaire générale de la Fédération Syndicale des Professionnels de la Santé, Sophie Daniel Kourouma, a expliqué les raisons de cette décision :

« Aujourd’hui , force est de reconnaître qu’en Assemblée Générale, unanimement, tous les responsables syndicaux des structures de santé de la République de Guinée sont à bout de souffle. Nous sommes à bout de souffle, nous ne pouvons plus. Surtout, après la persévérance, après beaucoup de tentatives pour avoir un rendez-vous avec la cheffe de notre département afin de s’informer, nous n’avons pas réussi à l’avoir. Pendant ce temps, la base demande des informations, informations que nous n’avons pas de façon fiable. C’est pourquoi l’Assemblée décide à ce que nous partions en grève générale et illimitée sur toute l’étendue du territoire national. Et pour ce faire, nous allons rédiger tout à l’heure le préavis de grève que nous allons déposer chez notre partenaire dès demain vendredi pour que nous soyons entendus. »
Selon elle, le dépôt du préavis ouvrira une période de dix jours consacrée à d’éventuelles négociations entre les différentes parties : « Quand nous allons déposer le préavis de grève demain, il nous faudra 10 jours. Le préavis de grève va courir pendant 10 jours. Alors, s’ils ont la volonté, on sera autour de la table de négociation pour discuter des points sur lesquels nous pensons que, vraiment, il faudrait que le personnel de santé soit entendu. Sinon, on va aller directement au 11ème jour en grève dans toutes les structures sanitaires du pays. »
Les syndicalistes affirment que leurs revendications portent principalement sur l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel de santé, à travers l’application effective des dispositions prévues dans leur statut particulier : « Ils sont au nombre de 12 points. Il s’agit des avantages qui sont consignés dans notre statut particulier. Il s’agit de rehausser les primes des professionnels de la santé, etc…,» a t-elle laissé entendre
Gnima Aïssata Kébé










