La journaliste féministe Aminata Pilimini Diallo a procédé, ce samedi 23 mai 2026, à la dédicace de son tout premier roman intitulé « Lettre à ma sœur », dans l’enceinte de l’université de la capitale où elle a effectué ses études supérieures. La cérémonie a mobilisé famille, amis, étudiants, représentants de l’association des écrivains ainsi que plusieurs encadreurs universitaires venus soutenir l’auteure.

Prenant la parole, Aminata Pilimini Diallo a exprimé une émotion de revenir dans son ancienne université, cette fois-ci en qualité d’écrivaine : « Aujourd’hui est un moment profondément symbolique pour moi, et je crois sincèrement que je me souviendrai toute ma vie de cette journée. Parce qu’il y a quelque chose de très émouvant à revenir dans son ancienne université. Non plus seulement comme étudiante, mais comme auteure venue présenter et dédicacer son tout premier roman, Lettre à ma sœur », a-t-elle déclaré.

L’auteure a rappelé que c’est dans cette université qu’elle a obtenu sa licence en journalisme et développé sa passion pour l’écriture et le récit : « C’est ici que beaucoup de rêves ont commencé à prendre forme. C’est ici que j’ai appris à observer le monde, à écouter les autres, à raconter des histoires, à donner du sens aux mots et à comprendre la responsabilité que représente une voix publique », a-t-elle affirmé.
Dans son intervention, la journaliste féministe est également revenue sur les motivations ayant conduit à l’écriture de son premier roman. Selon elle, cet ouvrage aborde notamment les blessures invisibles, la résilience, la solidarité féminine et l’amour de soi : « Ce livre est une lettre, une lettre intime, sincère, parfois douloureuse, mais surtout pleine d’espoir. Une lettre adressée à nos sœurs, à nos mères, à nos amies, mais aussi à toutes les personnes qui ont un jour cherché leur place dans ce monde », a expliqué Aminata Pilimini Diallo.

Face aux étudiants présents, elle a lancé un message d’encouragement à la jeunesse, estimant que les ambitions nourries aujourd’hui peuvent devenir des réussites demain : « Voir ce livre célébré aujourd’hui dans mon ancienne université me touche énormément. Parce que cela représente bien plus qu’une cérémonie. C’est une manière de dire aux étudiants et étudiantes présents ici que les rêves que vous portez aujourd’hui peuvent devenir réalité demain », a-t-elle soutenu.
Au-delà de la dédicace, l’écrivaine a également dévoilé un ambitieux projet de promotion de la lecture à travers le pays. Elle ambitionne d’offrir près de 5 000 ouvrages entre 2026 et 2027 à des jeunes filles, des femmes, mais aussi à des jeunes garçons et hommes de Conakry et de l’intérieur du pays : « Je crois que les livres peuvent changer des vies, ouvrir des horizons et donner de l’espoir. Je rêve d’une jeunesse qui lit davantage. Je rêve d’une jeunesse qui ose écrire son histoire. Je rêve d’une société où les mots deviennent des outils de transformation sociale », a-t-elle indiqué.
La cérémonie s’est achevée par une séance de dédicaces et des échanges entre l’auteure et les participants.
Gnima Aïssata Kébé










