L’ONG Culture et Fierté Guinéenne (CUFIG) a officiellement lancé une initiative visant à valoriser le Konkoé, un poisson considéré comme symbolique de la gastronomie guinéenne. L’annonce a été faite ce samedi 9 mai 2026, lors d’une conférence de presse organisée à la Maison de la Presse, en prélude au Festival du Konkoé, prévu les 15, 16 et 17 mai prochains à la Bluezone de Kaloum. À travers cette initiative, l’organisation entend non seulement promouvoir ce produit local, mais aussi engager les démarches pour son inscription au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Prenant la parole, la présidente de l’ONG, Hawa Binthina Soumah, a rappelé la mission principale de sa structure, axée sur la promotion des valeurs culturelles et des figures marquantes du pays : « L’ONG CUFIG, c’est une ONG qui a pour objectif de faire la promotion de la culture guinéenne dans son ensemble et de faire la promotion aussi de nos fiertés, parce que nous avons pris pour habitude de rendre hommage à nos fiertés seulement à titre posthume. Donc l’ONG rend hommage à nos fiertés, c’est-à-dire les Guinéens qui se démarquent dans leur domaine », a-t-elle expliqué.
Selon elle, cette démarche s’inscrit dans la continuité des actions déjà menées par l’organisation, notamment à travers plusieurs éditions consacrées à la gastronomie guinéenne : « Et c’est cette ONG dans sa mission qui a décidé de promouvoir la gastronomie guinéenne en organisant déjà trois éditions de la fête de la gastronomie guinéenne et cette fois-ci, nous avons décidé de mettre en exergue le Konkoé. Je peux dire que c’est notre or, c’est le poisson royal par excellence, et parce que c’est lui qui est connu plus que tous les poissons de chez nous, même à l’extérieur et donc c’est pourquoi aujourd’hui nous organisons le festival du Konkoé », a déclaré Hawa Binthina Soumah.
Au-delà de l’aspect gastronomique, l’ambition de CUFIG est de porter le Konkoé sur la scène internationale à travers une reconnaissance officielle de l’UNESCO : « Il y a aussi un autre objectif, c’est d’œuvrer à son inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO, donc nous allons à travers ce festival rassembler tous les documents qu’il faut présenter au ministre de la Culture, parce qu’un particulier ne peut pas demander l’inscription d’un patrimoine à l’UNESCO, c’est l’État qui doit le faire donc nous allons rassembler les documents à présenter au ministère pour son inscription à l’UNESCO », a-t-elle précisé.
À travers ce festival, les organisateurs espèrent mobiliser les acteurs culturels, gastronomiques et institutionnels autour de la préservation et de la valorisation de ce symbole culinaire guinéen, avec l’ambition de lui offrir une reconnaissance au-delà des frontières nationales.
Gnima Aïssata Kébé










