Alors que la campagne électorale se prépare en prélude aux scrutins du 31 mai prochain, le décès du président de l’UDG, survenu en pleine compétition électorale, suscite des interrogations sur les implications juridiques et administratives de cette disparition.
La question a été abordée ce vendredi 24 avril 2026 lors d’une conférence de presse organisée par la Direction générale des élections (DGE), au cours de laquelle la directrice générale, Djenabou Touré, a apporté des éclaircissements sur la procédure prévue par la loi.
Interpellée sur la situation, la responsable de l’institution électorale a d’abord rendu hommage au défunt, saluant son parcours politique et économique dans le pays :« Tiré du registre national des personnes physiques, Sylla, que son âme repose en paix, a été un grand homme politique et un grand homme d’affaires dans notre pays. Que Dieu lui pardonne ses péchés et l’accueille dans son paradis », a déclaré Djenabou Touré.
Sur le plan administratif, la directrice générale des élections a expliqué que le retrait du nom d’un candidat décédé du fichier électoral obéit à une procédure bien définie, impliquant d’abord la famille et les services de l’état civil : ‹‹ La procédure veut d’abord qu’il y ait une déclaration de décès par la famille. Ensuite, après les formalités d’inhumation, l’officier d’état civil établit le certificat de décès. Ce document est ensuite transmis afin que le nom du défunt soit retiré de la liste électorale. C’est un mécanisme qui est en train de se mettre en place ››, a-t-elle précisé.
Concernant la participation de l’UDG au scrutin, Jenab Touré a rassuré que les dispositions légales encadrent clairement ce type de situation et permettent au parti de procéder à un remplacement : « L’article 169 est très clair sur cette question. En cas de décès d’un candidat après le dépôt des dossiers, le parti politique concerné désigne un remplaçant. Cette procédure a déjà été appliquée et monsieur Sylla a été remplacé sur la liste », a-t-elle affirmé.
Avec cette mise au point, la DGE entend lever toute ambiguïté sur la continuité du processus électoral, malgré les imprévus liés à la disparition de certains candidats engagés dans la course.
Gnima Aïssata Kébé










