Lors d’une conférence de presse ce vendredi 27 mars 2026, la porte-parole adjointe du gouvernement, la ministre Djami Diallo, s’est exprimée sur la récente dissolution de plusieurs partis politiques ainsi que sur les préparatifs des prochaines élections législatives et communales. Elle intervenait aux côtés du porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo.
Revenant sur la vague de dissolutions intervenue il y a quelques semaines, la ministre a tenu à situer le cadre légal de cette décision : « Il est important de noter que le gouvernement tient à rappeler que la vie politique guinéenne est encadrée par des textes précis qui visent à garantir le pluralisme et la stabilité institutionnelle dans notre pays. Le travail qui a été effectué par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation était un processus administratif qui avait pour objectif l’assainissement du paysage politique et la mise en conformité des partis politiques avec les obligations légales et administratives en vigueur dans notre pays. Donc il ne s’agit ni d’une sanction arbitraire, ni d’une volonté d’exclusion, mais d’un processus légal qui visait à renforcer le fonctionnement crédible des partis politiques et assurer le respect de la Constitution et des lois en vigueur en République de Guinée. Tous les partis politiques en Guinée ont été soumis au même processus administratif avec les mêmes objectifs, les mêmes critères qui ont été retenus et c’est ce qui a résulté en la dissolution de 40 partis politiques il y a quelques semaines. Mais par ailleurs nous souhaitons rappeler que la dissolution d’un parti n’est pas une fin en soi. Les acteurs politiques dont les partis ont fait l’objet de dissolution sont libres de se réorganiser en conformité avec la loi et d’ailleurs chaque parti est invité à se mettre en conformité dans les meilleurs délais. »
La ministre a par ailleurs apporté des précisions sur l’organisation des scrutins à venir, attendus au mois de mai. Elle a notamment clarifié la répartition des responsabilités entre les différentes institutions impliquées dans le processus électoral : « En ce qui concerne l’organisation des élections législatives et communales à venir au mois de mai, le gouvernement tient à clarifier son rôle dans ce processus électoral. L’organisation technique sera faite par la Direction générale des élections qui relève du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Quant au gouvernement, son rôle consiste spécifiquement à assurer le financement du processus électoral, également à mettre à disposition les moyens logistiques et sécuritaires nécessaires et à veiller à ce que le cadre légal et institutionnel soit respecté à toutes les étapes du processus. Spécifiquement, l’objectif du gouvernement est de créer les conditions pour des élections législatives et communales libres, transparentes et apaisées qui permettent à chaque citoyen de s’exprimer dans un climat de confiance et d’élire leurs représentants locaux. Et nous insistons par ailleurs sur la nécessité de collaboration avec toutes les parties prenantes, y compris les partis politiques, la société civile, les médias et les institutions internationales afin de garantir un processus crédible et inclusif. »
Gnima Aïssata Kébé










