Une tension a été observée dans la matinée de ce lundi 23 mars dans la commune de Dixinn, où des jeunes ont investi la voie reliant Kenien à Hafia 1, en érigeant des barricades au niveau d’une décharge d’ordures devenue incontrôlable. À l’origine de cette mobilisation, un ras-le-bol général face à l’accumulation des déchets et aux conséquences sanitaires qui en découlent.

Dès les premières heures de la matinée, la circulation a été perturbée sur cet axe régulièrement emprunté par les usagers . Les manifestants, majoritairement des jeunes du secteur, entendaient ainsi contraindre les autorités à réagir face à ce qu’ils qualifient de situation d’urgence .
Rencontrée sur place, une riveraine, Nantènin Condé, décrit un quotidien devenu invivable : « Nous avons beaucoup souffert à cause des ordures là. À chaque fois qu’on enlève les ordures ici, le lendemain tu retrouves encore, c’est vraiment inquiétant. Les autorités doivent nous aider car nous souffrons énormément. Non seulement on n’a pas de route, l’odeur nauséabonde des ordures aussi nous fatigue, alors que cela provoque des salles maladie chez nous les riverains. Donc nous supplions les autorités afin qu’ils ramasse ses ordures ici. Comme c’est cette route que les gens empruntent pour se rendre au Blo, c’est pour cette raison que les enfants ont barricadé pour attirer l’attention des autorités sur la décharge », a-t-elle expliqué.
Même indignation du côté des jeunes mobilisés. Alpha Fadiga, l’un des manifestants, dénonce une gestion qu’il juge défaillante et appelle à une implication directe des autorités : « Nous avons barré ici parce que nous avons souffert ici avec l’odeur nauséabonde de ses déchets. Pourtant cela provoque des malades comme le palu chez les enfants et autres personnes, tandis qu’ils n’ont pas l’argent pour se traiter. Pourtant pour mettre des ordures ici, on nous soutirent de l’argent, donc aujourd’hui on s’est révolté pour que les autorités viennent ramasser. En plus, les maires et les chefs de quartier sont tous là mais ils ne font rien pour empêcher cela. D’ailleurs, il y a des chefs de quartiers dont on ignore leur existence. Donc le ministre doit s’impliquer pour enlever ces ordures ici », a-t-il martelé.
Sur les lieux, les autorités locales se sont montrées discrètes. Le chef de quartier, présent au moment des faits, n’a pas souhaité s’exprimer, pas plus que les responsables de la communication communale, restés injoignables malgré plusieurs sollicitations.
Gnima Aïssata Kébé










