Le président de l’ (UFDG), Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo est sorti de son silence ce dimanche 8 mars 2026. Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, l’opposant guinéen a critiqué cette mesure qu’il considère comme une grave atteinte à la démocratie.
Dans une déclaration, l’ancien Premier ministre accuse les autorités de vouloir réduire l’espace politique, et imposer un pouvoir sans opposition : « Ces dernières heures, un palier supplémentaire a été franchi dans la déshumanisation de notre société et la mise à mort programmée de la démocratie et de l’État de droit dans notre pays », a-t-il affirmé.
Selon le leader de l’UFDG, la dissolution de partis politiques s’inscrit dans une dynamique de restriction progressive des libertés publiques : « Mamadi Doumbouya et son clan se permettaient tout, et maintenant ils ne s’interdisent rien. Ce groupe se maintient par le climat de terreur qu’il entretient et la répression sanglante qu’il utilise pour intimider et frapper toutes les voix dissonantes », a-t-il soutenu.
Poursuivant , Cellou Dalein Diallo estime que la décision du MATD vise à écarter toute concurrence politique face à une éventuelle formation politique proche du pouvoir : « Mamadi vient d’ajouter à son sinistre bilan de restrictions des libertés publiques et de violations des droits humains la décision injuste de dissolution des partis politiques les plus représentatifs de la scène politique. N’ayant lui-même aucune légitimité ni la moindre assise électorale ou politique, le chef de la junte et son clan voudraient réécrire l’histoire du pays en effaçant du paysage politique toutes les forces susceptibles de porter ombrage à leur parti en cours de formation », a-t-il déclaré.
Dans son message, le président de l’UFDG dénonce également ce qu’il qualifie de volonté d’instaurer une pensée unique dans le pays : « L’on affiche une volonté claire et morbide d’instaurer la pensée unique, un parti afin de consacrer un exercice solitaire du pouvoir au détriment de la souveraineté populaire. Il n’existe plus d’espace civique et démocratique. Les droits politiques et libertés fondamentales, après avoir été piétinés, sont aujourd’hui purement et simplement supprimés », a-t-il martelé.
Face à cette situation, l’opposant appelle les militants de son parti et l’ensemble des Guinéens attachés aux libertés à se mobiliser : « Dès lors, il n’y a plus d’autres alternatives que de s’engager dans une résistance frontale, une lutte courageuse de libération de notre pays. Cette lutte s’impose à nous comme un devoir moral et une nécessité historique », a-t-il lancé.
Cellou Dalein Diallo exhorte également les forces vives du pays à faire bloc contre ce qu’il considère comme une dérive autoritaire : « J’en appelle à l’union sacrée des forces vives du pays pour réunir toutes les conditions et se donner toutes les chances d’une victoire sans appel sur ceux qui ont trahi notre peuple et leur serment », a-t-il indiqué.
Dans sa déclaration, l’ancien chef du gouvernement conclut par une mise en garde à l’endroit des autorités : « Comme nous l’enseigne Thomas Jefferson, quand l’injustice devient loi, la résistance devient un devoir. Face à Mamadi et à son clan, seule la résistance nous permettra de recouvrer nos libertés individuelles et collectives. La dignité de notre peuple et l’honneur de notre pays ne sont pas négociables. La dictature ne passera pas », a-t-il affirmé.
Gnima Aïssata Kébé










