Pour le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, la réintégration de la Guinée au sein de l’Union africaine et de la CEDEAO constitue bien plus qu’un simple retour institutionnel. Dr Morissanda Kouyaté parle d’« une victoire diplomatique majeure pour la Guinée », résultat d’un travail conduit avec méthode et responsabilité dans le cadre de la Transition.
Selon le chef de la diplomatie guinéenne, les décisions prises par l’Union africaine et la CEDEAO traduisent « la reconnaissance des efforts significatifs accomplis par notre pays », notamment dans la conduite du processus de Transition. Elles permettent surtout à la Guinée de « retrouver pleinement sa voix au sein des instances africaines », après une période marquée par la suspension de sa participation aux mécanismes régionaux, avaoue-t-il dans un entretien accordé à GuinéeGOUV.
Dr Morissanda Kouyaté insiste sur la portée concrète de cette évolution. À ses yeux, la réintégration ouvre la voie à une participation active de la Guinée aux mécanismes de décision, de coopération et de concertation régionale. Elle marque également la reprise normale des échanges avec les partenaires africains, dans un cadre fondé sur le dialogue et le respect mutuel.
Le ministre souligne que cette dynamique s’inscrit dans la vision portée par le Président de la République, Mamadi Doumbouya, qui a fait le choix d’une diplomatie responsable, fondée sur la souveraineté assumée et la recherche de solutions durables. « C’est un signal fort de confiance et de crédibilité adressé à la communauté internationale », affirme-t-il, estimant que cette reconnaissance renforce la place de la Guinée sur l’échiquier diplomatique régional et continental.
Alpha Oumar DIALLO










