L’installation des membres du gouvernement de la Cinquième République s’est poursuivie ce jeudi 5 février 2026 dans plusieurs départements ministériels. Le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime a, à son tour, procédé à l’entrée officielle en fonction de Fassou Théa, reconduit à la tête de ce département.
Reconnaissant la confiance renouvelée du chef de l’État, le nouveau ministre a tenu à exprimer sa gratitude, soulignant la portée de cette responsabilité: « Je voudrais avant toute chose exprimer toute ma reconnaissance et ma gratitude à Son Excellence Mamadi Doumbouya pour sa confiance renouvelée, qui a bien voulu confier à ma modeste personne, pour la seconde fois, la conduite de ce département stratégique dans le cadre de la mise en place du gouvernement de la Cinquième République », a-t-il déclaré.
Pour Fassou Théa, cette reconduction constitue à la fois un honneur et une obligation de résultats : « Cette confiance est pour moi un honneur, mais surtout une obligation morale de résultats, de rigueur et de fidélité aux idéaux de la République », a-t-il insisté, appelant ses collaborateurs à renforcer l’engagement collectif.
S’appuyant sur les acquis de son précédent mandat, le ministre a reconnu que les défis à venir demeurent importants : « Les succès passés, bien que réels, ne sont que des jalons sur un chemin encore long », a-t-il affirmé, mettant l’accent sur l’innovation et l’action continue pour consolider les avancées enregistrées.
Au cœur de sa feuille de route, figure la valorisation durable du vaste patrimoine maritime national. Fassou Théa entend faire de l’économie maritime un pilier majeur de la souveraineté alimentaire, de la croissance économique et de la prospérité partagée , en parfaite cohérence avec la stratégie Simandou 2040 impulsée par le président de la République.
Parmi les projets prioritaires annoncés, le ministre prévoit une gestion rigoureuse et durable des ressources halieutiques, avec un renforcement de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Il a également annoncé des actions fortes en faveur de la préservation des écosystèmes marins et côtiers, afin de renforcer la résilience climatique des communautés de pêcheurs.
La transformation locale, le développement de la chaîne de valeur et la compétitivité des produits halieutiques figurent aussi parmi les axes majeurs de l’action publique : « La création d’emplois décents, l’amélioration des revenus des acteurs et l’accès aux marchés régionaux et internationaux guideront nos interventions », a-t-il précisé.
L’innovation et la technologie occuperont une place centrale dans la stratégie sectorielle, notamment à travers la digitalisation des services, la modernisation de la surveillance maritime, le renforcement des systèmes de traçabilité et l’exploitation des données halieutiques.
Le ministre a également annoncé le développement progressif d’infrastructures modernes, incluant des ports de pêche, des sites de débarquement aménagés, des chaînes de froid performantes et des équipements adaptés pour garantir la sécurité en mer.
Un accent particulier sera mis sur l’appui à la pêche artisanale, l’autonomisation économique des femmes, l’insertion professionnelle des jeunes et le renforcement de la formation professionnelle, tout en améliorant les conditions de travail et la protection sociale des acteurs du secteur.
Enfin, Fassou Théa a réaffirmé sa volonté de promouvoir une coopération renforcée avec les partenaires publics et privés, ainsi qu’une diplomatie bleue tournée vers l’intégration régionale et l’émergence. L’économie bleue, à travers l’aquaculture durable, le tourisme côtier, les énergies marines renouvelables et les technologies marines, constituera l’un des piliers de la diversification de l’économie nationale.
Concluant son allocution, le ministre a pris un engagement solennel : « Je m’engage à mériter cette confiance avec rigueur, humilité et dévouement, afin que chaque décision contribue à bâtir un secteur de la pêche et de l’économie maritime moderne et porteur d’espérance au bénéfice exclusif de nos populations. »
Gnima Aïssata Kébé










