Il aura fallu 120 minutes d’un bras de fer haletant pour départager le Sénégal et le Maroc. Dans une finale de CAN 2025 à haute intensité, disputée jusqu’à l’extrême limite, les Lions de la Teranga ont fait la différence en prolongations pour s’imposer 1-0, laissant les Lions de l’Atlas nourrir de profonds regrets.
Le scénario est celui d’une finale tendue, verrouillée, où chaque erreur pouvait être fatale. Le Maroc prend progressivement le contrôle du ballon, installe son jeu de possession et cherche à étirer le bloc sénégalais. Hakimi multiplie les montées, Ezzalzouli provoque, Diaz se projette, mais la défense sénégalaise, disciplinée, ferme les espaces.
Le Sénégal, domine sans marqier. Il attend son bon moment, mise sur la projection rapide et la puissance athlétique. Les corners s’enchaînent des deux côtés, sans succès. Bounou s’interpose devant Illimane Ndiaye, El Kaabi manque le cadre. Le score reste figé à la pause.
La seconde période gagne encore en intensité. Les changements apportent de la fraîcheur, mais pas de déséquilibre immédiat. À dix minutes du terme, le match bascule sur une décision arbitrale majeure.
Après consultation de la VAR, le Maroc obtient un penalty. Brahim Diaz a l’occasion d’offrir le trophée à son équipe, mais Edouard Mendy prend sans difficulté la panenka tentée par le meilleur du tournoi. Un arrêt qui pèse lourd.
Touché mais pas abattu, le Maroc veut le trophée. Le Sénégal, lui, gagne du terrain dans les prolongations. À la 94e minute, Pape Gueye surgit dans un moment de flottement défensif marocain. Contrôle, élimination, frappe enroulée : le ballon finit dans la lucarne. Le Sénégal prend l’avantage.
La suite est une bataille. Aguerd trouve la barre transversale, En-Nesyri manque une reprise à bout portant, Hakimi tente de sonner la révolte. En vain. Le Sénégal recule, défend en bloc bas, repousse chaque centre, chaque tentative, jusqu’au dernier coup de sifflet.
Cette finale restera comme celle des détails. Un penalty manqué, une frappe parfaite, un gardien décisif. Le Sénégal repart avec le trophée. Le Maroc, lui, perd le trophée avec le sentiment d’être passé tout près.
Alpha Oumar DIALLO, depuis Rabat












